L'histoire
Rabbi
Moshe Ben Maimon, dont l’acronyme est "
le Rambam" est l'une des figures les plus illustres
et les plus attachantes du judaïsme médiéval.
Maimonides veut dire fils de Maimon en grec.
Mussa bin Maimon ibn Abdallah al Kutubi al-Israili
en arabe.
Il est connu en tant que médecin, talmudiste,
philosophe, astronome, mathématicien, juriste
ou plutôt codificateur et écrivain.
Né, une veille de pessah, le 30 mars 1135 (4895),
à Cordoue en Andalousie, dans la maison familiale
située près du fleuve Guadalcavir.
A l'époque, régnait à Cordoue,
ce que l'on peut appeler l'age d'or judéo musulman.
Issu d'une longue lignée de rabbins et hauts
dignitaires juifs, on le dit en particulier, descendant
du roi David et de rabbi Yehuda ha nassi, le compilateur
de la Mishna.
Son père, rabbi Maimon ben Yossef, le dayan
(juge rabbinique) de Cordoue, lui a fait donner une
excellente éducation religieuse, sans négliger
les sujets séculiers.
Il faut préciser que Moshe, orphelin de mère
très jeune, aîné de deux garçons,
était destiné à succéder
à son père, le dayan.
En
1148, il avait alors 13 ans, l'intolérance et
les persécutions des nouveaux princes Almohades,
une secte islamique fanatique, qui ne laissaient comme
choix aux juifs que la conversion, la mort violente
habituellement décapitation ou l’exil,
obligèrent la famille à fuir en laissant
derrière eux toutes leurs possessions.
C'est ainsi qu'ils errèrent pendant 10 ans à
Grenade, Séville, Almeria et peut être
en Provence avant de gagner Fez au Maroc en 1160.
Puis de nouveau les persécutions se déchaînent
, ne pouvant conserver leur foi et leur fidélité
au judaïsme,ayant assiste à l’exécution
publique du maître en Talmud de Maimonide,rabbi
Judah HA-Cohen ben Soussan, la famille Maimon se rendit
en terre sainte en 1165.
D'abord à Acco (Saint Jean D’Acre) dont
la poignée de juifs survivait dans une très
grande misère, ne laissant pas de place à
des lettrés.
Puis à Jérusalem, qui était alors
aux mains des croisés et où les juifs
n'avaient pas droit de séjour. La famille Maimon
avait pu s'y rendre grâce à un laisser
passer, délivré par le très chrétien
Richard, coeur de Lion que Maimonide avait soigné.
Une petite parenthèse permettant d’étayer
l’assertion d’une présence juive
continue à Jérusalem. Oui, les juifs étaient
interdits de séjour par les croises mais la corruption
et le bakchich, permettait de contourner le problème
dans certains cas.
Ne pouvant rester en terre sainte, ils se rendirent
en Egypte où la communauté juive était
importante et vivait dans une paix relative.
Ils s'installèrent à Fostat, près
du Caire.
Pendant toutes ces années d'errance, Rabbi Maimon,
le père, écrivit à toutes les communautés
juives isolées pour les soutenir dans les persécutions,
les raffermir dans leur foi et leur dire qu'ils n'étaient
pas seuls.
David, le fils cadet, doué pour les affaires,
exerçait le commerce des pierres précieuses,
alliant son goût pour les voyages et l'aventure
à son goût pour les affaires et permettant
ainsi à son père et à son frère
aîné Moshé de s'adonner à
l'étude.
Moise lisait les textes bibliques, les philosophes grecs
en particulier Aristote, les bons auteurs médicaux:
Galien, Hippocrate et Avicenne, il étudiait la
médecine sous la direction des meilleurs maîtres
juifs et musulmans, il faisait ses propres expériences
anatomiques et thérapeutiques, il confrontait
ses idées avec les penseurs de son époque,
principalement Averroès et écrivait.
A leur arrivée en Egypte, rabbi Maimon, le père
s'éteignit puis plus tard David périt
en mer lors d'un voyage d'affaire dans l'océan
indien (1178) et avec lui disparut la fortune familiale
qui était constituée de pierres précieuses.
Moise, dans le dénuement le plus complet et ne
voulant rien recevoir pour son travail religieux, s’installa
comme médecin. Il devait entretenir la veuve
de son frère et ses 2 enfants.
Il faut savoir que les juifs en Egypte d’alors
étaient pour beaucoup des karaïtes, le karaïsme
faisant à l’époque figure de judaïsme
libéral ; c’est une des explications de
l’installation de Maimonide en Egypte, afin de
ramener ses coreligionnaires à un judaïsme
plus traditionnel.
Maimonide, médecin des pauvres et des riches,
médecin des juifs et des arabes, devint le médecin
de la cour des Fatimides,chiites, descendants de Fatima
du vizir Al-Fadhil et de son entourage puis du sultan
Saladin (Salah-Al-Din), sunnite quand celui rentra de
Jérusalem, où il luttait contre les croisés.
Les journées de Maimonide étaient donc
bien occupées et se terminaient tard dans la
nuit, ce qui ne lui laissait plus que le shabbat pour
se consacrer
A sa communauté dont il était le "naguid",
chef spirituel et responsable des relations avec les
autorités.
Quand il mourut à l'age de 70 ans le 13 décembre
1204 (4965), on décréta un deuil de 3
jours à Fostat, deuil qui fut suivi par les juifs
et les arabes ; et, selon ses désirs, il fut
inhumé à Tibériade.
Sur sa tombe est inscrit:"Mi Moshe ad Moshe, lo
kam ke Moshe"
De Moshe avinou (notre père), a Moshe (Maimonide),
il n'y eu personne comme Moshe.
Son fils Avraham, lui a succède comme naguid
de la communauté.
Nous allons maintenant parler de son oeuvre
Le
talmudiste Maimonide
est un véritable guide spirituel pour son propre
génération et les générations
suivantes.
Il était très rigoureux avec lui-même,
ce qui contrastait avec la tolérance admirable
dont il faisait preuve envers les autres.
Pour lui, l’étude de la torah va de pair
avec l’exercice d’un métier et l’on
ne doit pas vivre de dons de la communauté.
Il a, entre autre, écrit : LE SEFER HA MITZVOT
Livre des commandements dans lequel, il présente
et codifie les 613 commandements de la loi écrite
du judaïsme, précisant les 248 préceptes
positifs et les 365 interdits.
LE
MICHNE TORAH Ou
répétition de la Torah, comprenant 14 volumes.
Aussi connu comme Yad Ha Hazaka, seul ouvrage qu’il
a écrit lui-même en hébreu
Dans lequel, il aborde les différents aspects de
la législation juive. Le but du Rambam était
de mettre la connaissance de la loi orale à la
portée du peuple afin qu'elle ne soit pas seulement
le domaine d'une élite d'érudits.
LE PEROUCH HA MICHNA est
un commentaire de la Michna, sans passer par la Guemara.
Il y a formulé ses 13 articles de foi:
- L'existence de Dieu
- Son absolu unité
- le fait qu'il n'a aucune apparence physique et qu’il
n’est que spiritualité.
- Son éternité
- La nécessite de l'honorer et de ne pas honorer
d'autres divinités
- La croyance que Dieu communique avec l'homme par la
prophétie
- La croyance que la prophétie de Moshe, notre
maître est la plus importante
- La croyance de l'origine divine de la Torah donnée
à Moise au mont Sinaï.
- La croyance de l'immuabilité de la Torah, en
tant que lois de Dieu
- La croyance en la prescience divine
- La croyance en la récompense divine
- La croyance en l'arrivée du Messie et de l'ère
messianique
- La croyance en la résurrection des morts, ce
qui a donne lieu à une violente controverse, s’agissait
il de la résurrection de l’âme ou des
corps ?
Ces 13 articles de foi, sont selon Maimonide les fondements
de la vérité de la religion juive.
Nous les retrouvons actuellement dans le : « ani
maamin », sous forme poétique, a la fin de
la prière quotidienne du matin et dans «
yigdal Elohim Hai », prière du vendredi soir.
Il s'élève aussi contre les pratiques de
magie et sorcellerie qui étaient fréquemment
pratiquées a son époque.
Il eu de ce fait, a faire face à une violente opposition
LETTRES
ou
tshouvot ou responsa
Les rabbins et universitaires du monde entier lui posaient
par écrit des questions auxquelles il répondait.
(en particulier sur la halacha).
Il écrivit de nombreuses lettres, les plus connues
étant des lettres de consolation en particulier
aux juifs du Yémen, convertis de force, leur assurant,
contrairement aux assertions des autres rabbins, que la
prière et les bonnes actions leur suffit pour rester
juif.
Dans ces lettres, il parle de la résurrection,
de la conversion et il répond aux juifs de cette
époque plus que troublée, qui se croyaient
oubliés par Dieu. (Épître de la sanctification
de Dieu) ou maamar kiddouch hachem.
La plupart des réponses étaient brèves
et concises et pouvaient consister en un mot : permis..,
interdit.., au contraire des réponses des générations
suivantes caractérisées par la dialectique,
le pilpul.
PHILOSOPHE
Son
ouvrage le plus connu est le GUIDE DES EGARES ou plutôt
le guide des perplexes, en hébreu : More ha Nevourim.
Il tente de mettre en accord l'enseignement de la Torah
et de ses commentaires avec la philosophie d'Aristote,
sous la forme d'une longue lettre à l'un de ses
étudiants.
Il s'agit d'une analyse approfondie du judaïsme dans
les domaines des croyances comme dans ses aspects rituels,
et des questions existentielles universelles : la signification
de la vie, l’origine du mal, la libre volonté,
la justice divine...
Il a cherché à montrer les accords entre
la foi et la raison.
Cela lui valu de rudes controverses et le fait d'être
mis a l'index.
Le Ramban, ou rabbi Moshe ben Nachman (1194-1270), grand
cabaliste du siècle suivant fut l'un de ses principaux
détracteurs : ainsi que les rabbins de Provence,
Ainsi que Hasdai Crescas (1340-1410) de Barcelone qui
a écrit : Or Ha Shem et qui déplorait ce
qu’il pensait être la perte de la spécificité
du judaïsme, dans le guide des égarés
Il voulait surtout aider les jeunes intellectuels juifs
de son époque qui ne savaient vers où se
diriger : la foi de leurs pères ou les nouvelles
théories philosophiques et les recherches scientifiques
de leur époque, ils étaient perplexes.
Il a par contre influencé le monde chrétien,en
particulier Thomas d’Acquin, ce qui est un comble
pour un philosophe influencé lui-même par
le judaïsme,le monde arabe et la pensée grecque
mais pas du tout par le monde chrétien.
Il a écrit un traité sur
le calendrier juif, montrant ainsi un grand savoir mathématiques
et astronomique.
Sa
lettre sur l'astrologie est très connue, il conclut
à une indiscutable responsabilité de l'homme.Le
créateur guide l'homme mais celui ci a le pouvoir
de décider le bien ou le mal.
Il ne pense donc pas que les aléas de l’heure
ou du jour de la naissance pourraient influencer nos
actions.
MEDECIN
Médecin
des princes et prince des médecins.
L'effigie de Maimonide est d'ailleurs sculptée
dans la pierre des bâtiments de la faculté
de médecine rue Jacob à Paris.
Pour Maimonide, soigner ses semblables, était
un commandement quasi religieux: seul un corps en bonne
santé était à même d'oeuvrer
à la sanctification de Dieu.
Ses écrits religieux font référence
très souvent à la médecine et au
bien être physique.
Il considère que la maladie résulte de
la rupture d'un équilibre.
Cet équilibre, à la fois physique et mental,
pourra être maintenu et renforcé chez celui
qui saura s'en tenir au juste milieu.
DIETETICIEN
Avant la lettre, il était contre les excès
et les privations, prônait des aliments frais
et sains en quantité modérée, en
essayant de ne remplir son estomac qu’à
75% de sa demande et de ne manger que lorsque l’on
a faim, sans se presser et en mastiquant bien ; il considère
la consommation de la viande comme un luxe, à
réserver pour les jours de shabbat et de fêtes.
On ne doit pas manger debout mais assis et dans la sérénité,
ni se promener tant que la digestion n’a pas été
faite.Il faut prendre un petit déjeuner, en particulier
du pain le matin pour avoir suffisamment de force pour
étudier. Le soir, il faut éviter un repas
riche, propice aux cauchemars.
Il demandait de satisfaire immédiatement ses
besoins naturels et d'éviter de se retenir.
Partisan de L'EXERCICE PHYSIQUE, que ce soit lors de
la marche ou du travail, il était contre la sédentarité.
Le sport, explique t il, permet d'évacuer les
toxines qui polluent l'organisme et de purifier le corps
tout entier grâce notamment à la sudation.
Il précise que l'exercice est à moduler
en fonction de l'age et de l'état général.
Il va jusqu'a définir une physiologie de l'effort
en préconisant un effort d'abord lent puis de
plus en plus intense
PSYCHOSOMATICIEN
Avant la lettre, il a rajouté la notion de mental
et de social à la notion de maladie uniquement
organique qui existait jusque là et d’éviter
les émotions négatives. Il a d’ailleurs
écrit le livre des 8 chapitres qui est considéré
comme le premier livre de psychanalyse de l’histoire.
Il avait une approche holistique de l’homme malade.
Il prescrit donc une hygiène de vie qui nous
semble moderne a l'heure actuelle:
- une bonne alimentation, sans excès
- un effort physique modulé
- une vie calme comprenant une vie sociale satisfaisante,
sans oublier art et musique.
Il
a écrit entre autre : LE TRAITE DES APHORISMES
Véritable
traité d’anatomie, de physiologie, de pathologie
et de therapeutique.Le traité a été
la source médicale la plus consultée au
moyen age.
LE TRAITE DES POISONS
Des
poisons et de leurs antidotes, sans oublier les venins
de serpents et les morsures de chiens.
LE TRAITE SUR L’ASTHME
Dont il a su reconnaître l’origine
psychosomatique
« aussi ne faut il pas trop y penser, ni trop
se réjouir, ni trop s’attrister car bonheur
et malheur ne sont grands que dans notre imaginaire
».
LE TRAITE DES HEMORROIDES
Avec un régime alimentaire s’y
afférent.
LE TRAITE DE LA VIE CONJUGALE
LE TRAITE DE LA CONSERVATION
DE LA SANTE
LE GLOSSAIRE DE PHYTOTHERAPIE
350
remèdes a base de plantes, classés par
ordre alphabétique avec leurs noms populaires
en arabe, grec, persan, en dialecte berbère,
marocain et égyptien.
Il conseillait la modération dans les prescriptions,
associant le soutien psychologique, aux remèdes.
Je
terminerai avec la prière médicale, attribuée
à Maimonide
« Mon Dieu, remplis mon âme d’amour
pour l’art médical et pour toutes les créatures.
N’admets pas que la soif du gain et la recherche
de la gloire m’influencent dans l’exercice
de mon art, car les ennemis de la vérité
et de l’amour des hommes pourraient facilement
m’abuser et m’éloigner du noble devoir
de faire du bien à Tes enfants.
Soutiens la force de mon cœur pour qu’il
soit toujours prêt à servir le pauvre et
le riche, l’ami et l’ennemi, le bon et le
mauvais.
Fais que je ne vois que l’homme dans celui qui
souffre.
Fais que mon esprit reste clair près du lit du
malade, qu’il ne soit distrait par aucune chose
étrangère, afin qu’il ait présent
tout ce que l’expérience et la science
lui ont enseigné ; car grandes et sublimes sont
les recherches scientifiques qui ont pour but de conserver
la santé et la vie de toutes les créatures.
Fais que mes malades aient confiance en moi et en mon
art, qu’ils suivent mes conseils et mes prescriptions.
Eloigne de leur lit l’armée des parents
conseils et les gardes qui savent toujours tout, car
c’est une engeance dangereuse qui, par vanité,fait
échouer les meilleurs intentions de l’art
et conduit souvent les créatures à la
mort.
Si les ignorants me blâment et me raillent, fais
que l’amour de mon art, comme cuirasse, me rende
invulnérable pour que je puisse persévérer
dans le vrai, sans égard au prestige, au renom
et à l’age de mes ennemis.
Prête moi, mon Dieu, l’indulgence et la
patience auprès des malades entêtés
et grossiers.
Fais que je sois modéré en tout mais insatiable
dans mon amour de la science.
Eloigne de moi l’idée que je peux tout.
Donne moi la force, la volonté et l’occasion
d’élargir de plus en plus mes connaissances.Je
peux aujourd’hui découvrir dans mon savoir
des choses que je ne soupçonnais pas hier, car
l’art est grand mais l’esprit de l’homme
pénètre tout.
RABBI MOSHE BEN MAIMON, L’ESPAGNOL
NB
: il y a une antinomie entre les écrits de Maimonide
qui déclare à de nombreuses reprises qu’il
n’y a pas plus grande Mitsvah que de vivre en
terre sainte et qu’il est interdit aux juifs de
retourner en Egypte ,ancienne terre d’esclavage.
Or, il a lui-même quitté la terre sainte
pour aller vivre en Egypte.
Certains l’expliquent par les conditions matérielles
très difficiles en Palestine
D’autres par le peu d’érudits y résidant,
ne permettant pas la discussion et l’émulation.
D’autres encore, par les persécutions à
l’encontre des juifs.
D’aucuns l’expliquent par la population
en terre sainte, principalement formée de bandits
et moines défroques et n’étant pas
propice à l’étude.
Serait ce par la gageure de ramener à une foi
plus traditionnelle, tous ces juifs attirés par
le karaïsme.
Ou le but serait plus politique à long terme
: œuvrer pour le changement de régime de
chiites à sunnites afin d’avoir une autorité
musulmane forte qui serait à même de déloger
les chrétiens de terre sainte. En effet, Maimonide
était persuadé que la domination latine
sur Jérusalem ne permettrait par un retour des
juifs en leur terre. Le pilier de la véracité
du christianisme au moyen age se fondait surtout sur
la condition misérable du peuple juif et son
incapacité à posséder une terre.
Maimonide pensait donc qu’une main mise musulmane
sur la terre sainte était préférable.
Toutes ses actions, manœuvres politiques, en particulier
conseils à Saladin. En effet, après la
victoire de Saladin sur les francs à Hattin en
1187, les juifs ont pu, tout au moins ceux qui le désiraient,
retourner en terre sainte.
Donc Maimonide ne fut pas seulement talmudiste, philosophe,
medecin, astronome, mathematicien, epistolaire mais
aussi politicien.
pour
les commentaires
sur le Guide des
égarés, Cliquez
ici
pour
les commentaires
sur le Traité des
Pères, Cliquez
ici
Copyright
2009 - www.terredisrael.com
Le site est édité par la Sté Terredisrael Ltd.
Israel
(Sté Num 513928770) - Contact : Yossi TAIEB
Email: contact@terredisrael.com