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De la démocratie israélienne .. 1
Le 28 mars 2006 donc, à 22 heures, le nouveau paysage politique voulu par les électeurs s'affichera sur les écrans de télévision. Peu d'entre-nous prêteront attention à ce que cette Knesset, 17ème de rang, arrive avec neuf ans d'avance sur son temps. Théoriquement, en effet, ces législatives devraient se dérouler en…2015.

La démocratie israélienne ou la marche du canard… Ce palmipède, on le sait, glisse sur l'eau comme si de rien n'était alors que, sous lui, ses pattes n'arrêtent pas de s'agiter. Il en est ainsi du régime politique israélien : un modèle de stabilité en surface qui masque un parcours turbulent. Sans compter les turbulences internes. Pas moins de six ministres des Finances au cours des 10 dernières années : difficile de faire mieux!

Il faut en chercher la raison dans le système électoral adopté au lendemain de la création de l'Etat, le 14 mai 1948, et appliqué pour la première fois en février 1949, lors des premières législatives. Un scrutin de liste à un tour, à la proportionnelle intégrale, le pays ne formant qu'une seule circonscription électorale. L'idée fondatrice était généreuse : assurer une représentativité à chaque courant ou mouvement avec pour seule restriction un seuil d'éligibilité placé à 1% des suffrages. A l'arrivée : un multipartisme exacerbé! Partant, tous les gouvernements du pays n'ont jamais été que des gouvernements de coalition, aucun parti n'ayant réussi à obtenir la majorité absolue à la Chambre.

Au plan pratique, les 58 ans d'application de ce système se divise en deux grandes parties. La première qui court de 1949 à 1977 est caractérisée par une stabilité relative. La vie politique est, en effet, dominée par un grand parti, le Mapaï – qui allait se transformer en parti travailliste par la suite – fondé en 1930, qui a fourni au nouvel Etat ses dirigeants, ses valeurs, son idéologie. D'une élection à l'autre, son score oscillait entre 48 et 56 mandats. Il lui suffisait alors de l'apport d'un seul parti pour gouverner en toute quiétude. Mais non sans soubresauts, liés à des crises internes. Son allié privilégié, en ce temps, fut le Parti National Religieux, classé alors modéré, qui récoltait régulièrement 12 mandats.

La seconde débute en 1977 n'est pas encore achevée. Cette année là, plusieurs faits se sont conjugués pour provoquer un renversement de tendance : et d'un, le Likoud devance pour la première fois le parti travailliste au décompte des voix; et de deux, recul du PNR; et de trois, émergence d'un nouveau parti, le Dach, composé de bric et de broc et de beaucoup de déçus de la direction travailliste, mais qui d'emblée décroche 15 mandats. Parti météore, qui disparaîtra lors de la consultation suivante, mais qui sur le moment va permettre à la droite de diriger le pays. 1981 va marquer un pic absolu pour le Likoud et le parti travaillistes qui, avec 48 mandats pour l'un et 47 pour l'autre, vont totaliser 95 mandats. Un pic, mais aussi leur chant du cygne. Peu à peu s'amorce un émiettement de l'électorat au détriment des deux grands :85 élus à eux deux en 1984, 76 en 1992, 66 en 1996 pour se retrouver à 45 en 1999. Quatre ans plus tard, un regain de forme va permettre au Likoud de remonter à 37 mandats tandis que le parti travailliste réalisait le résultat le plus catastrophique de son histoire en chutant à 19 mandats, soit le score du Likoud en 1999.

Deux raisons sont avancées pour tenter d'expliquer ce phénomène . Et d'une, la perte de crédibilité des deux grands partis, jugés incapables de gérer les grands dossiers de l'heure, soupçonnés de corruption, ce qui additionné à un seuil d'égibilité très bas (1%, puis 1,5% ) a accéléré l'émergence de la représentation sectorielle; et de deux, la modification du système électoral, adoptée en 1992, portant élection du 1er ministre au suffrage universel tandis que le mode d'élection des députés demeurant en l'état. La fausse bonne solution par exellence. En offrant, en effet, à l'électeur la possibilité de déposer deux bulletins dans l'urne, l'un pour la présidence du Conseil, l'autre pour le parti de son choix, le législateur a libéré le vote sectoriel de toute contrainte, ce qui a contribué à l'atomisation de la vie politique, à marquer les clivages, à privilégier les particularismes, faisant voler en éclat le rêve du melting pot à l'israélienne. La classe politique, constatant les dégâts, est revenue au statu quo ante. Revoici donc l'électeur avec un seul bulletin dans la main.

Autre phénomène notable : à partir de 1981, aucun des deux grands partis n'est plus en mesure de constituer un gouvernement avec ses seuls alliés naturels, à sa gauche ou à sa droite. L'un et l'autre ont alors fait appel aux seuls partis dont les controverses politiques classiques n'étaient pas le souci primordial, à savoir les partis orthodoxes religieux, sépharade et ashkénaze. Pour ces derniers, la seule préoccupation digne d'intérêt est la place de la religion dans la société. Les seuls problèmes existenciels qu'ils connaissent touchent au développement de leur système éducatif : crêches, maternelles, écoles talmudiques, yéchivot, kollels, synagogues, mikvés et la lutte contre les courants du judaïsme considérés déviationnistes. Leur montée en puissance fut donc tributaire non pas de leur force politique réelle, mais de leur rôle de parti-charnière.

Inconvénient majeur du système en vigueur : l'électeur est coupé de l'élu. Ce qu'il envoie à la Knesset, c'est une liste de noms dont il ne connaît – dans le meilleur des cas – que les dix premiers. Partant, l'élu ne doit fidélité qu'à ceux qui lui ont permis de figurer en bonne place : adhérents, comité central ou arbitraire des dirigeants ( les fameuses commissions de nomination ). C'est la porte ouverte aux abus, à la corruption..

Que faire? L'intéressant est que tout un chacun est convaincu de la nécessité d'un changement radical de régime parlementaire. Plusieurs formules sont envisageables. Un régime présidentiel, par exemple. Ou un mode électoral à l'anglaise, scrutin majoritaire à un tour. Ou encore à l'allemande, avec panachage : scrutin majoritaire + scrutin de liste. Et pourquoi pas à la française? Mais tout cela suppose de procéder, au préalable, à un découpage du pays en circonscriptions. Aussi, la vraie question qui se pose n'est pas que faire? mais si nos députés sont à même de donner priorité à l'intérêt général sur l'intérêt privé, le leur. En clair : scier la branche sur laquelle ils sont assis.

Les tableaux des résultats électoraux depuis les premières législatives de février 1949.

 

1949

1951

1955

1959

1961

1965

1969

1973

Travailliste

46

45

40

47

42

45

56

51

Mapam

19

15

9

9

9

8

 

 

Ratz

 

 

 

 

 

 

 

3

Maki

 

 

 

 

 

1

1

1

PC

4

5

6

3

5

 

 

 

Arabes

2

5

5

5

4

4

4

3

Likoud

14

8

15

17

17

26

26

39

Libraux

7

20

13

8

17

 

 

 

Front Tora

16

 

 

 

 

 

 

 

PNR

 

10

11

12

12

11

12

10

Agouda

 

3

6

6

4

4

4

5

Poal Ag.

 

2

 

 

2

2

2

 

Progres..

5

4

5

6

 

5

4

4

 

 

1977

1981

1984

1988

1992

1996

1999

2003

Travailliste

32

47

44

39

44

34

26

19

Mapam

 

 

 

3

 

 

 

 

Dash

15

 

 

 

 

 

 

 

Ratz

1

1

3

5

 

 

 

 

Chinou

 

2

3

2

 

 

6

15

Meretz

 

 

 

 

12

9

10

6

Arabes

6

4

6

7

5

9

10

8

Likoud

43

48

41

40

32

32

19

38

Tehya

 

3

5

1

 

 

 

 

Deguel

 

 

 

2

 

 

 

 

PNR

12

6

4

5

6

9

5

6

Agouda

4

4

2

5

4

4

5

5

Shass

 

 

4

6

6

10

17

11

Moledet

 

 

 

2

3

2

 

 

Union

 

 

 

 

 

 

4

7

Isral Bal

 

 

 

 

 

8

6

2

Am Ehad

 

 

 

 

 

 

2

3

Centre

 

 

 

 

 

 

6

 

Notes:
- Le seuil électoral était de 1% jusqu’en 1988. En 1992, il a été porté à 1,5%
- Dash a été le parti météore de la politique israélienne.
- Shinouï est le prototype du "parti-poubelle".
- Les partis religieux orthodoxes ashkénazes sont souvent qualifiés de "non-sionistes".
A tort. Ils sont plus simplement " anti-étatiques ".

Résultats 2003 par secteurs :

Partis

Electorat J.

Minorits

Urbain

Kiboutz

Moshav

Dvelop.

Likoud

31.9%

3.5%

31.3%

6.9%

32.2%

33.6%

Travaillistes

15.2%

7.7%

13.8%

45.5%

22.1%

6.3%

Shinou

13.2%

 

12.9%

7.8%

12.1%

8.7%

Meretz

5.2%

4.2%

4.4%

27%

6.8%

1.7%

Shass

8.9%

3.1%

8.9%

0.5%

8.6%

15.7%

Union

6%

0.7%

6.7%

1.3%

2.3%

10%

PNR

4.6%

0.4%

3.8%

3.7%

6.5%

4%

B'aliya

2.4%

0.5%

2.5%

0.4%

 

4.8%

Agouda

4.8%

 

4.7%

 

2%

5.2%

Herout

1.2%

 

 

 

0.9%

1.6%

Am Ehad

2.4%

5.7%

2.7%

0.9%

2.2%

4.9%

Arabes

 

65.3%

3.3%

 

 

 

Verts

 

 

 

0.6%

0.8%

 

Canabis

1.1%

 

 

 

1.5%

0.6%

Alliance

 

6.3%

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Mati Ben-Avraham
Ancien rdacteur en chef
Service des informations en franais - Kol Isral
Ancien ralisateur - 1re chane de TV isralienne

 
 

 

   
 

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