1 israélien sur 4 vit sous le seuil de la pauvreté 1
enfant sur 3 vit sous le seuil de la pauvreté
Définition
du "seuil de pauvreté en 2007 Israel"
Toute
personne ayant des revenus inférieurs à
la moitié du salaire moyen, est considérée
comme vivant en dessous du seuil de pauvreté,
soit pour une personne seule, un salaire ou des allocations
inférieurs à 1 866 shekels ou à
4 778 shekels pour un couple et deux enfants.
Compte
rendu annuel de la Banque d'Israel
Un
israélien sur 4 est pauvre, selon le Bitouah
Léumi.
Si cela est vrai, comment se fait-il que nous ne les
voyons pas ?
Est-il possible qu’il y ait 1.750.000 personnes
défavorisées en Israël et que nous
ne sachions pas ?
Ces
questions qui interpellent sont souvent répétées
...
Le
compte rendu annuel de la Banque d’Israël
qui a été présenté le 11
avril 2007 au Gouvernement a répondu à
ces questions par une approche différente qui
va surprendre.
Les économistes de la Banque d’Israël,
ont analysé et segmenté la population
pauvre en Israël par groupes démographiques
et sociaux.
Voici
le détail de la présentation pour l'année
2006 en Israel :
- 44% (770.000) des pauvres sont des arabes
- 16% (330.000) des pauvres sont des juifs orthodoxes
- 3% (50.000) des pauvres sont éthiopiens.
Ces trois groupes démographiques représentent
63% de la pauvreté en Israel, 1,1 million sur un
total de 1,75 millions de personnes. La
pauvreté dans ces populations est profonde mais
loin des yeux de l’israélien moyen qui habite
des quartiers différents, fréquente des
amis qui lui ressemblent.
Ces trois catégories de population se concentrent
dans des zones géographiques fermées et
loin des yeux du public d’israéliens moyens.
Par
une approche différente, non par les revenus
déclarés mais par la consommation des
familles, l'étude montre que parmi les 650.000
pauvres restants, 500.000 sont moins pauvres.
Ils ont un niveau de vie de loin supérieur au
seuil de pauvreté mais déclarent des revenus
inférieurs à ce seuil.
Une grande partie de cette catégorie ne déclare
pas tous leurs revenus (travail au noir) et une autre
vit au dessus de ses moyens (avec un grand découvert
bancaire).
Rappel
: 14% de la population israélienne est très
pauvre et 11% est pauvre.
Les
150.000 restants vivent dans la misère.
Ils représentent 2% de la population, ce sont
ceux que l’on rencontre dans nos villes.
Que
l’on ne se trompe pas : les autres pauvres 1.600.000,
hommes, femmes et enfants ne se sont pas envolés.
Ils continuent à vivre avec nous et font partie
de la société israélienne, mais
ne sont pas vus des balcons et fenêtres de l’israélien
moyen.
Ils vivent dans leurs quartiers et jusqu’à
présent ils n’ont pas empêché
l’israélien moyen de dormir en paix.
La
politique mise en application par Netanyahu dans le
cadre du dernier gouvernement Sharon, ont aggravé
la pauvreté et renforcé la conviction
de beaucoup d’Israéliens qu’ils sont
pauvres maintenant et qu’il n’y a plus
de réseaux sociaux pour leur venir en aide.
Et
aujourd’hui, le gouvernement se trouve face à
un dilemme, il est totalement coincé entre deux
urgences :
- les besoins de l'aide sociale .
- les besoins militaires et le cout de la guerre au
Liban .
Ce seront, surement, les plus défavorisés
qui payeront la note.
Quand
les rescapés de la Shoah vivent sous le seuil
de pauvreté
On
a du mal à croire que des survivants de la Shoah
vivent dans la pauvreté, mais c’est pourtant
vrai. Aujourd’hui vivent en Israël 260 000
rescapés de la Shoah et 80 000 d’entre
eux ont du mal à survenir à leurs besoins
et vivent sous le seuil de pauvreté.
Ces
survivants de la Shoah sont dans leurs 70ème
ou 80ème années, mangent aux soupes populaires
et reçoivent leurs vêtements d’organisations
charitables. Il leur faut choisir entre produits alimentaires
ou médicaments, et ils n’ont pas, bien
entendu, suffisamment d’argent pour se payer un
appareil auditif, des lunettes ou un dentier.
On
a du mal à croire que des survivants de la Shoah
vivent dans la pauvreté, mais c’est pourtant
vrai. Aujourd’hui vivent en Israël 260 000
rescapés de la Shoah et 80 000 d’entre
eux ont du mal à survenir à leurs besoins
et vivent sous le seuil de pauvreté.
Ces
survivants de la Shoah sont dans leurs 70ème
ou 80ème années, mangent aux soupes populaires
et reçoivent leurs vêtements d’organisations
charitables. Il leur faut choisir entre produits alimentaires
ou médicaments, et ils n’ont pas, bien
entendu, suffisamment d’argent pour se payer un
appareil auditif, des lunettes ou un dentier.
Sur
les 80 000 survivants de l’holocauste qui vivent
sous le seuil de pauvreté, 20 000 sont originaires
d’Europe et 50 000 sont des immigrants des pays
de l’ex-Union Soviétique venus à
partir des années 90.
Selon
une étude effectuée il y a deux ans par
un démographe de l’Université Hébraïque,
il ressort que 35% des survivants ont besoin d’une
aide : par exemple, des couvertures ou des appareils
de chauffage ; 25% doivent choisir entre une bonne nourriture
ou des médicaments ; 16% ne peuvent pas payer
leur note de téléphone ou visiter leurs
enfants.
Les
gouvernements d’Allemagne, de France et d’Autriche
donnent davantage d’aide financière à
leurs survivants de la Shoah que le gouvernement d’Israël
aux siens. C’est vrai, ces pays furent des responsables
directs de la Shoah. Mais en même temps, Israël
est le seul Etat qui reçoive des réparations
d’un autre pays. Un problème moral se pose
: un survivant doit-il recevoir plus d’argent
qu’un vieillard pauvre d’Ethiopie ou du
Maroc ?
On
peut se poser la question : pourquoi des centaines de
millions de dollars sont-ils dépensés
par des Juifs d’Amérique surtout, mais
aussi en Israël pour des musées de la Shoah,
pour des statues et pour d’autres monuments ?
Certes, faire connaître à la nouvelle génération
l’extermination des Juifs d’Europe et garder
en mémoire les événements de cette
période sont des sujets importants, mais cela
ne devrait pas empêcher que certaines sommes soient
destinées à aider les derniers survivants
à vivre plus décemment. « Ces gens
sont dans la dernière période de leur
vie » dit Factor, 81 ans, qui parle avec difficulté
suite à une attaque cérébrale,
et « nous ne pourrons plus les aider dans le futur,
et leur futur, c’est aujourd’hui ».
Extraits
de l’article :
Quand les rescapés de la Shoah vivent sous le seuil
de pauvreté
: de
Larry Derfner dans Jerusalem Post du 16 février
2007
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