Les Trackers (fonds indiciels), paradis des investissements
Par Abraham (Albert) LEVY, Directeur Général du Groupe d’Investissements TrackBull
pour terredisrael.com

Les "trackers" ou fonds indiciels (restons francophones!!!) sont des fonds d’un genre particulier. Ce sont des fonds cotés. Leur particularité vient du fait que ces fonds suivent fidèlement (avec un très faible écart pour la plupart) un indice boursier. De ce fait, on peut acheter des parts de fonds indiciels cotés suivant un indice boursier largement représentatif, Israélien, par exemple le TEL-AVIV 100 ou étranger, par exemple, l'indice boursier Japonais ou Français, etc.…. Il est aussi possible d'être investi sur des secteurs particuliers comme l’énergie ou l'immobilier par exemple, en achetant des fonds indiciels cotés suivant l’indice de tel ou tel secteur économique.

 

1. La Performance :

L’objectif classique de tout investisseur est d’obtenir une performance élevée, tout en minimisant les risques. Tout le monde le sait (ou presque!), à moyen ou long terme on obtient plus avec les actions qu’avec les obligations. D’accord, mais:

Mais ce discours, qui vous est probablement connu, est fondé sur la représentation de la performance d'indices bousiers qui ont effectivement donné des rendements bien meilleurs que ceux des obligations. Un exemple : L’indice le plus connu de tous dans le monde des investissements, le S&P500, indice représentant les 500 plus grosses entreprises cotées sur le marché Américain, a atteint sur une longue période une performance moyenne annuelle d'environ 12%, tandis que les obligations n’arrivaient à peine qu'à la moitié de ce chiffre. Mais qui, parmi les investisseurs, a atteint vraiment dans la réalité obtenu cette performance? Très peu, très très peu..

Un fait : Toutes les recherches effectuées dans les universités ou par des entreprises spécialisées dans la mesure des performances des portefeuilles gérés et des fonds d'investissement, arrivent au même résultat : Les gestionnaires de portefeuilles et de fonds, y compris les bons (oui, il y en a!) ne réalisent pas, à moyen et long terme, ce que l’indice réalise. La reconnaissance de ce phénomène a donné naissance aux Fonds indiciels et à leur génération actuelle : Les fonds indiciels cotés, en Anglais ETFs (Exchange Traded Funds) ou trackers.

 

2. Les Coûts :

Objectivement, il y a un conflit d'intérêt entre l’investisseur, qui s’attend à une performance, et la société de gestion de fond qui perçoit des frais de gestion. De ce fait, et sans aucun doute, une des raisons expliquant le phénomène décrit précédemment (l'indice bat systématiquement les fonds traditionnels) vient du fait que les frais de gestion internes des fonds traditionnels atteignent facilement les 1.5 %, à comparer à 0.3% pour les trackers. Telle est la situation aux Etats-Unis. Sur notre Terre Sainte, la différence est encore plus alarmante. Ici, les gestionnaires de fonds se permettent de prendre de très importantes commissions, les frais de gestion annuels pouvant atteindre parfois jusqu’à 3.5% et plus.
Avec des frais de gestion aussi élevés, comment l’investisseur peut-il s'attendre à une bonne performance? En particulier lorsque la gestion n’est pas très réussie, toujours par comparaison avec cet étalon objectif qu'est l’indice.

 

3. La Flexibilité :

La révolution des ETFs (fonds indiciels) sur les marchés financiers a particulièrement bien réussi du fait que les fonds indiciels ancienne formule n’étaient pas aussi facilement négociables, du moins pas comme les fonds indiciels cotés de notre temps. Le ET de ETF n’indique pas l'intervention d'un extra-terrestre …?…..Non, ET signifie Exchange Traded. Dans d’autres termes, on peut acheter et vendre des fonds indiciels cotés en continu durant les heures du marché, donner des ordres Limite, Stop, acquérir et de vendre des options, par exemple afin de protéger le portefeuille, et bien d’autres opérations qu’il n’est pas possible d'exécuter lorsque l’on gère un portefeuille constitués de fonds traditionnels. En effet, avec un portefeuille comprenant des fonds traditionnels, l’investisseur est dans une certaine mesure ''coincé''.

 

4. La diversification :

Après la libéralisation dans le domaine des changes en 1996, mais surtout, depuis l'égalisation de l’imposition des placements à l’étranger avec celle des investissements locaux, évènement relativement récent (depuis le début de l’année 2005), l’investisseur israélien s’ouvre au monde très diversifié et très intéressant des investissements à l’étranger. Comment fait-on ?
Franchement, ne craignez vous pas d’investir dans des actions à la bourse de Sao Paulo au Brésil ou à la bourse de Séoul en Corée du Sud ? Bien sûr que oui, et à juste titre! L’investissement sur les marchés étrangers par le biais des fonds indiciels cotés protègent l’investisseur étranger. De plus, encore une fois, cette approche permet d'atteindre la performance du marché (ce que très peu d'investisseurs atteignent, voir le paragraphe Performance plus haut). En langage populaire, l’investisseur israélien qui investit à l’étranger par le biais des fonds indiciels cotés est assuré de ne pas "se faire rouler" là-bas.

 

5. Le risque :

Comme il est écrit plus haut, l’investisseur rationnel cherche une performance élevée en prenant compte des risques. C’est vrai qu’avec les fonds indiciels cotés vous ne serez pas actionnaire du prochain Microsoft ou du prochain Google. Mais c'est tout aussi vrai que vous ne serez pas ruiné par le prochain Swiss Air ou Enron ou Worldcom et autres General Motors.
Il faut admettre que nous vivons dans un monde dangereux dans lequel les faillites sont infiniment plus nombreuses que les Microsofts. En conséquence, mon opinion est que je préfère renoncer aux uns pour éviter aussi les autres. Un indice boursier, et en conséquence un fond indiciel qui le reproduit fidèlement ne s'effondrera jamais comme l'action d'une société spécifique peut s'effondrer. De plus, un portefeuille composé de plusieurs fonds indiciels différents, c'est la diversification de la diversification, qui permet à l'investisseur de se mettre à vraiment à l'abri des aventures de telle ou telle action d'une société spécifique.
Il est clair que si l'on prend en considération le facteur risque (et il faut le faire!), un portefeuille de fonds indiciels bat largement un portefeuille d'actions.

 

En résumé, ma recommandation à l'investisseur ambitieux mais prudent, désireux de réaliser une bonne performance tout en minorant son risque, est d'aller vers les fonds indiciels : C'est le paradis des investissements !

 
Abraham (Albert) LEVY, Directeur Général du Groupe d’Investissements TrackBull
levya@trackbull.com Tél.: +972 (0)9-9519965
Version Française de l'article publié en hébreu sur le site financier Israélien bizportal.co.il le 22/03/2006, et qui a été en tête des articles les plus lus sur le site.  
Imprimer la page  
Les droits de reproduction et de diffusion réservés 00 2005 terredisrael.com