Les
"trackers" ou fonds indiciels (restons francophones!!!)
sont des fonds d’un genre particulier. Ce sont des fonds
cotés. Leur particularité vient du fait que
ces fonds suivent fidèlement (avec un très faible
écart pour la plupart) un indice boursier. De ce fait,
on peut acheter des parts de fonds indiciels cotés
suivant un indice boursier largement représentatif,
Israélien, par exemple le TEL-AVIV 100 ou étranger,
par exemple, l'indice boursier Japonais ou Français,
etc.…. Il est aussi possible d'être investi sur
des secteurs particuliers comme l’énergie ou
l'immobilier par exemple, en achetant des fonds indiciels
cotés suivant l’indice de tel ou tel secteur
économique.
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| 1.
La Performance : |
| L’objectif
classique de tout investisseur est d’obtenir une performance
élevée, tout en minimisant les risques. Tout
le monde le sait (ou presque!), à moyen ou long terme
on obtient plus avec les actions qu’avec les obligations.
D’accord, mais:
Mais
ce discours, qui vous est probablement connu, est fondé
sur la représentation de la performance d'indices bousiers
qui ont effectivement donné des rendements bien meilleurs
que ceux des obligations. Un exemple : L’indice le plus
connu de tous dans le monde des investissements, le S&P500,
indice représentant les 500 plus grosses entreprises
cotées sur le marché Américain, a atteint
sur une longue période une performance moyenne annuelle
d'environ 12%, tandis que les obligations n’arrivaient
à peine qu'à la moitié de ce chiffre.
Mais qui, parmi les investisseurs, a atteint vraiment dans
la réalité obtenu cette performance? Très
peu, très très peu..
Un
fait : Toutes les recherches effectuées dans les universités
ou par des entreprises spécialisées dans la
mesure des performances des portefeuilles gérés
et des fonds d'investissement, arrivent au même résultat
: Les gestionnaires de portefeuilles et de fonds, y compris
les bons (oui, il y en a!) ne réalisent pas, à
moyen et long terme, ce que l’indice réalise.
La reconnaissance de ce phénomène a donné
naissance aux Fonds indiciels et à leur génération
actuelle : Les fonds indiciels cotés, en Anglais ETFs
(Exchange Traded Funds) ou trackers.
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| 2.
Les Coûts : |
| Objectivement,
il y a un conflit d'intérêt entre l’investisseur,
qui s’attend à une performance, et la société
de gestion de fond qui perçoit des frais de gestion.
De ce fait, et sans aucun doute, une des raisons expliquant
le phénomène décrit précédemment
(l'indice bat systématiquement les fonds traditionnels)
vient du fait que les frais de gestion internes des fonds
traditionnels atteignent facilement les 1.5 %, à comparer
à 0.3% pour les trackers. Telle est la situation aux
Etats-Unis. Sur notre Terre Sainte, la différence est
encore plus alarmante. Ici, les gestionnaires de fonds se
permettent de prendre de très importantes commissions,
les frais de gestion annuels pouvant atteindre parfois jusqu’à
3.5% et plus.
Avec des frais de gestion aussi élevés, comment
l’investisseur peut-il s'attendre à une bonne
performance? En particulier lorsque la gestion n’est
pas très réussie, toujours par comparaison avec
cet étalon objectif qu'est l’indice.
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| 3.
La Flexibilité : |
La
révolution des ETFs (fonds indiciels) sur les marchés
financiers a particulièrement bien réussi du
fait que les fonds indiciels ancienne formule n’étaient
pas aussi facilement négociables, du moins pas comme
les fonds indiciels cotés de notre temps. Le ET de
ETF n’indique pas l'intervention d'un extra-terrestre
…?…..Non, ET signifie Exchange Traded. Dans d’autres
termes, on peut acheter et vendre des fonds indiciels cotés
en continu durant les heures du marché, donner des
ordres Limite, Stop, acquérir et de vendre des options,
par exemple afin de protéger le portefeuille, et bien
d’autres opérations qu’il n’est pas
possible d'exécuter lorsque l’on gère
un portefeuille constitués de fonds traditionnels.
En effet, avec un portefeuille comprenant des fonds traditionnels,
l’investisseur est dans une certaine mesure ''coincé''.
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| 4.
La diversification : |
Après
la libéralisation dans le domaine des changes en 1996,
mais surtout, depuis l'égalisation de l’imposition
des placements à l’étranger avec celle
des investissements locaux, évènement relativement
récent (depuis le début de l’année
2005), l’investisseur israélien s’ouvre
au monde très diversifié et très intéressant
des investissements à l’étranger. Comment
fait-on ?
Franchement, ne craignez vous pas d’investir dans des
actions à la bourse de Sao Paulo au Brésil ou
à la bourse de Séoul en Corée du Sud
? Bien sûr que oui, et à juste titre! L’investissement
sur les marchés étrangers par le biais des fonds
indiciels cotés protègent l’investisseur
étranger. De plus, encore une fois, cette approche
permet d'atteindre la performance du marché (ce que
très peu d'investisseurs atteignent, voir le paragraphe
Performance plus haut). En langage populaire, l’investisseur
israélien qui investit à l’étranger
par le biais des fonds indiciels cotés est assuré
de ne pas "se faire rouler" là-bas.
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| 5.
Le risque : |
| Comme
il est écrit plus haut, l’investisseur rationnel
cherche une performance élevée en prenant compte
des risques. C’est vrai qu’avec les fonds indiciels
cotés vous ne serez pas actionnaire du prochain Microsoft
ou du prochain Google. Mais c'est tout aussi vrai que vous
ne serez pas ruiné par le prochain Swiss Air ou Enron
ou Worldcom et autres General Motors.
Il faut admettre que nous vivons dans un monde dangereux dans
lequel les faillites sont infiniment plus nombreuses que les
Microsofts. En conséquence, mon opinion est que je
préfère renoncer aux uns pour éviter
aussi les autres. Un indice boursier, et en conséquence
un fond indiciel qui le reproduit fidèlement ne s'effondrera
jamais comme l'action d'une société spécifique
peut s'effondrer. De plus, un portefeuille composé
de plusieurs fonds indiciels différents, c'est la diversification
de la diversification, qui permet à l'investisseur
de se mettre à vraiment à l'abri des aventures
de telle ou telle action d'une société spécifique.
Il est clair que si l'on prend en considération le
facteur risque (et il faut le faire!), un portefeuille de
fonds indiciels bat largement un portefeuille d'actions.
|
En
résumé, ma
recommandation à l'investisseur ambitieux mais prudent,
désireux de réaliser une bonne performance tout
en minorant son risque, est d'aller vers les fonds indiciels
: C'est le paradis des investissements ! |
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Abraham
(Albert) LEVY,
Directeur Général du Groupe d’Investissements
TrackBull
levya@trackbull.com
Tél.: +972 (0)9-9519965 |
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| Version
Française de l'article publié en hébreu
sur le site financier Israélien bizportal.co.il le 22/03/2006,
et qui a été en tête des articles les plus
lus sur le site. |
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