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Le
marché de Mahané Yehuda, Jérusalem |
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Flux
migratoire des Juifs vers Israel |
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La
circoncision en Tunisie - 1920 |
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Synagogue
en europe en 1943 |
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| Nouveaux
immigrants de l'ex-URSS |
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| Nouveaux
immigrants d'Ethiopie |
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Institut
talmudique |
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Allumage
des bougies de Hanoukah |
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Juifs
ultra-orthodoxes tenant une bougie de Havdalah,
à la fin du Chabat |
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Dynamique
entre les divers groupes juifs |
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Vie
au Kibutz |
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| Aquaculture
développée par plusieurs kiboutzim
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La
population |
| Israël
est la patrie d'une population extrêmement diversifiée
du point de vue ethnique, religieux, culturel et social.
Une nouvelle société aux racines anciennes
est encore aujourd'hui en cours d'unification et en
pleine évolution. Sur plus de 6,5 millions
d'habitants, 77,8% sont juifs, 17,3% sont des Arabes
(principalement musulmans) et le reste (4,9%) comprend
des Druses, des Circassiens et d'autres non classés
selon la religion. La société est relativement
jeune et se caractérise par un engagement social
et religieux, une idéologie politique, des
ressources économiques et une créativité
culturelle, tous ces aspects contribuant à
son dynamisme. |
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Société
juive |
Après
leur expulsion du Pays d'Israël il y a environ
2 000 ans, les juifs se dispersèrent dans
d'autres pays, principalement en Europe, en Afrique
du Nord et au Moyen Orient. Au cours des siècles,
ils créèrent d'importantes communautés
juives dans des pays proches ou lointains où
ils connurent de longues périodes de croissance
et de prospérité, mais également
des époques d'impitoyables discriminations,
de pogroms et d'expulsions, totales ou partielles.
Chaque
vague de persécutions et de violences renforçait
leur croyance dans l'idée du 'rassemblement
des exilés' et conduisait des individus ou
des groupes à retourner dans leur patrie
ancestrale.
Le
mouvement sioniste, créé à
la fin du XIXe siècle, concrétisa
l'idée du rassemblement des exilés
en un mode de vie. L'Etat d'Israël l'a incorporée
dans sa loi, accordant la citoyenneté à
tout juif désireux de s'installer dans le
pays. |
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Formation
d'une nouvelle société |
Les
fondements politique, économique et culturel
de la société juive contemporaine
se sont forgés durant la période du
Mandat britannique (1922-48). Idéologiquement
motivée par le sionisme, la communauté
juive du Pays d'Israël a créé
des institutions politiques et sociales qui exerçaient
leur autorité sans jouir de la souveraineté,
et dont le moindre échelon était mobilisé
en vue de la consolidation et de la croissance.
Le volontariat était le moteur politique
et l'égalitarisme assurait la cohésion
sociale.
L'accession
à l'indépendance politique et l'immigration
de masse qui s'ensuivit, doublant la population
juive d'Israël en quatre ans (de 1948 à
1952, elle est passée de 650 000 à
1,3 million d'habitants), ont modifié la
structure et le tissu social israélien. Il
en est résulté un groupe social constitué
de deux éléments principaux : une
majorité composée de membres de la
communauté séfarade enracinée
de longue date, des pionniers ashkénazes
et des rescapés de la Shoah ; et une importante
minorité de juifs immigrés plus récemment
des pays islamiques d'Afrique du Nord et du Moyen
Orient. Si la majeure partie de la population d'avant
la création de l'Etat était animée
par des convictions idéologiques bien ancrées,
un esprit pionnier et un mode de vie démocratique,
bien des juifs qui avaient vécu pendant des
siècles dans les pays arabes adhéraient
à une organisation sociale patriarcale, et
ils éprouvèrent des difficultés
à s'intégrer dans la société
d'Israël et dans son économie en croissance
rapide.
A
la fin des années 1950, les deux groupes
coexistaient pratiquement sans aucune interaction
sociale ou culturelle, les juifs d'Afrique du Nord
ou du Moyen Orient exprimant leur frustration et
leur sentiment d'aliénation dans des manifestations
antigouvernementales. Dans les années 1960
et 1970, ils réclamèrent une participation
à la vie politique, l'allocation d'un montant
de ressources supérieur et une action en
profondeur afin de réduire le fossé
entre eux et les autres Israéliens. Outre
les tensions induites ces années-là
par la diversité de sa population, la société
israélienne a également dû lutter
pour l'indépendance économique et
pour se défendre contre les opérations
belliqueuses des Arabes aux frontières. Mais
les facteurs communs - religion et mémoire
historique - et la cohésion nationale de
la société juive se sont avérés
suffisamment puissants pour relever ces défis.
Depuis
les années 1980, les mouvements de protestation
sont devenus marginaux, les mariages entre séfarades
et ashkénazes sont plus répandus et
le fossé social et interethnique s'est réduit.
Mais Shas, un parti politique orthodoxe séfarade
créé en 1984, a fini par devenir le
troisième parti politique du pays et peut
faire pencher la balance en faveur de l'un ou l'autre
des deux grands partis. |
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Rassemblement
continu |
Au
cours des années, Israël n'a cessé
d'accueillir des nouveaux immigrants en nombres
variables, originaires des pays libres du monde
occidental ou de régions en difficulté.
La toute dernière vague d'immigration était
composée de membres de la grande communauté
juive de l'ex-Union soviétique qui luttait
depuis des années pour obtenir le droit d'émigrer
en Israël. Quelque 100 000 immigrants étaient
parvenus à se rendre en Israël dans
les années 1970 ; depuis 1989, plus d'un
million d'entre eux se sont installés dans
le pays. Nombre des arrivants étaient des
professionnels qualifiés, des savants renommés
et des artistes ou des musiciens de réputation
dont le talent et les qualifications constituent
une contribution importante à la vie économique,
scientifique, universitaire et culturelle d'Israël.
Ces
deux dernières décennies, Israël
a organisé l'arrivée par deux ponts
aériens de l'ancienne communauté juive
d'Ethiopie qui daterait, pense-t-on, de l'époque
du roi Salomon. Pour ces 50 000 immigrants, le passage
d'un environnement rural africain à une société
occidentale industrialisée prendra nécessairement
du temps, mais l'impatience que manifestent les
jeunes à s'adapter ne manquera pas d'accélérer
l'intégration de cette communauté
juive longtemps isolée. |
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Diversité
religieuse |
Depuis
l'époque biblique, les juifs constituent
un peuple doté d'une foi monothéiste,
le judaïsme, concept aussi bien religieux que
national. Au XVIIIe siècle, la plupart des
juifs du monde vivaient en Europe orientale où
ils étaient confinés dans des ghettos
sans avoir beaucoup de contacts avec la société
environnante. Dans leurs communautés, ils
géraient leurs affaires intérieures
en conformité avec la loi juive (halakha)
élaborée et codifiée par les
rabbins au cours des siècles.
L'esprit
d'émancipation et le nationalisme qui traversa
l'Europe au XIXe siècle suscita également
une approche plus libérale en matière
d'éducation, de culture, de philosophie et
de théologie. Il donna également naissance
à plusieurs mouvements juifs dont certains
prônaient une ligne religieuse libérale
et d'autres adoptaient des idéologies politiques
et nationales. Il en est résulté une
rupture chez de nombreux juifs - et finalement la
majorité - avec l'orthodoxie et son mode
de vie, certains aspirant même à se
fondre totalement dans la société
ambiante.
Aujourd'hui,
la société juive d'Israël est
constituée de juifs pratiquants et non-pratiquants,
avec toutes les nuances, depuis les ultra-orthodoxes
jusqu'à ceux qui se considèrent comme
des laïcs. Néanmoins, les différences
entre eux ne sont pas nettement tranchées.
Si l'orthodoxie se détermine par le degré
d'observance des lois et pratiques religieuses juives,
20% des juifs d'Israël respectent toutes les
prescriptions religieuses, 60% respectent certaines
prescriptions en fonction de leur choix personnel
et de leurs traditions communautaires et 20% sont
entièrement détachés de toute
pratique religieuse. Mais Israël étant
conçu comme un Etat juif, le Shabbat (samedi)
et toutes les fêtes juives sont des jours
chômés, célébrés
par l'ensemble de la population juive à divers
degrés d'observance.
On
pourrait aussi citer, comme indices du degré
d'observance : le pourcentage de parents choisissant
de donner à leurs enfants une éducation
religieuse ou le pourcentage d'électeurs
votant pour des partis religieux aux élections
législatives. Mais ces statistiques ne peuvent
faire l'objet d'une interprétation rigoureuse
dans la mesure où des parents non-pratiquants
inscrivent leurs enfants dans des écoles
religieuses, et où de nombreux citoyens orthodoxes
votent pour des partis politiques non-religieux.
Fondamentalement,
la majorité se compose de juifs laïcs
qui affichent un mode de vie moderne et respectent
les préceptes religieux à divers degrés.
Une grande partie de la population mène un
mode de vie traditionnel, certains choisissant d'appartenir
à l'un des courants religieux libéraux.
Dans
la minorité pratiquante, tant séfarade
qu'ashkénaze, nombreux sont ceux qui mènent
une vie dictée par l'observance des lois
religieuses juives tout en participant à
la vie nationale du pays. Ils considèrent
l'Etat juif moderne comme un premier pas vers les
temps messianiques et la délivrance du peuple
juif sur la Terre d'Israël.
Les
juifs ultra-orthodoxes par contre, estiment que
la souveraineté juive en Terre d'Israël
ne peut être établie qu'après
l'arrivée du Messie. Ils respectent rigoureusement
les lois religieuses juives, vivent dans des quartiers
séparés, gèrent leurs propres
écoles, s'habillent de façon traditionnelle,
maintiennent des rôles distincts pour les
hommes et pour les femmes et mènent une vie
strictement réglée. |
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| Dynamique
entre les divers groupes juifs |
| En
l'absence d'une nette séparation entre la religion
et l'Etat, se pose une question centrale pour les
relations intercommunautaires, celle du degré
d'identité religieuse juive que doit manifester
Israël. Si les autorités orthodoxes cherchent
à étendre la législation religieuse
au-delà des questions de statut personnel,
domaine dans lequel elles disposent d'une juridiction
exclusive, les non-observants considèrent ces
aspirations comme une coercition religieuse et une
atteinte au caractère démocratique de
l'Etat. Une controverse continuelle porte sur la définition
du juif. Les orthodoxes s'en tiennent au critère
de la loi juive selon lequel est juif celui qui est
né de mère juive, alors que les laïcs
adoptent généralement une définition
se fondant sur le critère civil de l'identification
personnelle au judaïsme. Ces conflits d'intérêt
ont suscité une recherche sur les moyens juridiques
de définir la frontière entre religion
et Etat. Tant qu'une solution globale n'aura pas été
trouvée, il faudra s'en tenir à l'accord
non-écrit conclu à la veille de l'Indépendance
et désigné comme le statu quo , stipulant
qu'aucun changement fondamental ne serait apporté
en matière de religion. |
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Le
kibboutz |
Cadre
social et économique unique en son genre,
issu de la société pionnière
du début du XXe siècle, le kibboutz
est devenu un mode de vie rural permanent fondé
sur des principes communautaires et égalitaires.
Au cours des années, il a créé
une économie prospère, au début
essentiellement dans le secteur agricole et par
la suite dans le secteur industriel et celui des
services. Il s'est distingué par les contributions
de ses membres à la création et à
l'édification de l'Etat.
Durant
la période pré-étatique ainsi
que pendant les premières années après
l'indépendance, le kibboutz a joué
un rôle central en matière de peuplement,
d'immigration et de défense, mais lorsque
la responsabilité dans ces domaines a été
transférée au gouvernement, l'impact
du kibboutz sur la société environnante
a diminué. Le kibboutz a perdu sa position
d'avant-garde pour le développement social
et institutionnel et, depuis les années 1970,
sa puissance politique, traduite dans les premiers
jours de l'Etat par une sur-représentation,
a décliné. La part des kibboutzim
dans la production nationale demeure cependant bien
supérieure à leur importance numérique
relative dans l'ensemble de la population du pays.
Ces
dernières décennies, le kibboutz s'est
davantage tourné vers lui-même, mettant
l'accent sur la réalisation personnelle et
la croissance économique. Dans de nombreux
kibboutzim, l'éthique du travail correspondant
à la formule faites-le-vous-même est
devenue moins rigide ; le tabou qui pesait sur le
travail salarié au kibboutz s'est atténué
et de plus en plus de travailleurs non-membres sont
employés par le kibboutz. En même temps,
des membres du kibboutz de plus en plus nombreux
travaillent à l'extérieur, leurs salaires
étant versés au kibboutz.
Le réfectoire du kibboutz n'est pas seulement
un lieu où l'on mange: c'est là que
les membres prennent leurs repas de fête;
c'est là que se réunit l'assemblée
générale du kibboutz qui prend les
grandes décisions, et c'est là que
se déroulent d'intenses discussions informelles
au cours de centaines de petits-déjeuners,
déjeuners et dîners.
Le
kibboutz d'aujourd'hui est l'oeuvre de trois générations.
Les fondateurs, fortement motivés et animés
d'une idéologie bien précise, avaient
créé une société dotée
d'un mode de vie unique en son genre. Leurs enfants,
nés dans cette structure sociale existante
ont travaillé dur pour consolider les bases
économiques, sociales et administratives
de leur communauté. La génération
actuelle, élevée dans une société
bien établie, affronte les défis de
la vie moderne.
Aujourd'hui,
l'essentiel des débats porte sur l'avenir
des relations et du sens des responsabilités
entre l'individu et la communauté kibboutzique,
ainsi que sur les conséquences des derniers
progrès de la technologie et des communications.
D'aucuns craignent qu'en s'adaptant à l'évolution
des conditions, le kibboutz ne s'écarte dangereusement
de ses principes et de ses valeurs d'origine ; d'autres
pensent que cette capacité d'adaptation et
de compromis est la clé de sa survie. |
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