 |
Les
Arabes musulmans |
 |
Les
Arabes bédouins |
|
Les
Arabes chrétiens |
|
| Les
Druzes |
|
Batiment
de la bibliothèque arabe à Jérusalem |
| |
Bibliothèque
arabe à Jérusalem |
|
Centre
communautaire arabe |
 |
| Fete
des mères |
 |
| Hannoucca
- Noel - Ramadan |
|
Plus
de 1,5 million de personnes, soit 23% de la population
d'Israël, ne sont pas juives. Bien que définies
collectivement comme citoyens arabes d'Israël,
elles se répartissent en divers groupes arabophones
dotés chacun de caractéristiques distinctes.
Les
Arabes musulmans
(près d'un million de personnes) dont la plupart
sont sunnites, vivent principalement dans des petites
villes et dans des villages, dont plus de la moitié
sont situés dans le nord du pays.
Les
Arabes bédouins,
également musulmans (au nombre d'environ 170
000), appartiennent à une trentaine de tribus
réparties pour la plupart dans le sud du pays.
Originairement nomades, les Bédouins traversent
actuellement une phase de transition et passent d'un
cadre traditionnel et tribal à une forme de vie
sédentaire. Ils s'intègrent progressivement
à la main-d'uvre israélienne.
Les
Arabes chrétiens
(environ 113 000 personnes) vivent surtout dans des
villes comme Nazareth, Shfar'am et Haïfa. Bien
que plusieurs confessions soient représentées,
la majorité d'entre eux sont membres de l'Eglise
grecque catholique, de l'Eglise grecque orthodoxe et
des Eglises catholiques romaines.
Les
Druses,
quelque 106 000 arabophones, vivent dans 22 villages
du nord d'Israël et constituent une communauté
à part sur le plan culturel, social et religieux.
Si la religion druse n'est pas accessible aux étrangers,
on sait que l'un des aspects de sa philosophie est le
concept de taqiyya qui exige des Druses le loyalisme
le plus total envers le gouvernement du pays dans lequel
ils vivent.
Les
Circassiens,
au nombre d'environ 3 000, vivent dans deux villages
du nord. Bien que n'ayant pas la même origine
arabe et la même culture que la communauté
musulmane du pays, il s'agit de musulmans sunnites qui
maintiennent une identité ethnique distincte
: tout en participant à la vie nationale et économique
d'Israël, ils ne s'assimilent ni à la société
juive ni à la communauté musulmane.
La
vie communautaire arabe
Les
migrations arabes ont fluctué en fonction des
conditions économiques prévalant dans
le pays. Vers la fin du XIXe siècle lorsque l'immigration
juive stimula la croissance économique, bien
des Arabes furent attirés dans la région
par les perspectives d'emploi, des salaires plus élevés
et de meilleures conditions de vie.
La
majorité de la population arabe d'Israël
vit dans des villes et des villages autonomes de la
Galilée, notamment Nazareth, dans la région
centrale entre Hadera et Petah Tikva, dans le Néguev
et dans des cités où la population est
mélangée comme Jérusalem, Acco,
Haïfa, Lod, Ramlé et Yafo.
La
communauté arabe d'Israël représente
principalement une main-d'uvre ouvrière dans
une société de classes moyennes. Au plan
politique, dans un Etat fortement centralisé,
elle constitue un groupe périphérique,
une minorité arabophone au sein d'une majorité
parlant l'hébreu. L'existence d'une communauté
séparée, ne s'assimilant pas, est facilitée
par l'usage de l'arabe, deuxième langue officielle
en Israël, par un réseau scolaire séparé
arabo-druse, par des médias, une littérature
et un théâtre arabes, ainsi que par l'existence
de tribunaux islamiques, chrétiens et druses
indépendants, compétents en matière
de droit privé. Si les coutumes du passé
subsistent encore dans la vie quotidienne, l'affaiblissement
progressif de l'autorité tribale et patriarcale,
l'influence de l'éducation obligatoire et la
participation à la démocratie israélienne
transforment rapidement les conceptions et modes de
vie traditionnels. Dans le même temps, le statut
des femmes arabes israéliennes a été
considérablement libéralisé par
une législation stipulant l'égalité
des droits des femmes, l'interdiction de la polygamie
et du mariage des mineurs.
Le
secteur arabe prend part régulièrement
aux élections nationales et municipales. Des
citoyens arabes gèrent les questions politiques
et administratives de leurs municipalités et
les intérêts arabes sont représentés
par des députés élus à la
Knesset (parlement) qui uvrent sur la scène politique
pour promouvoir le statut des groupes minoritaires.
Depuis
la création de l'Etat d'Israël (1948), les
citoyens arabes sont exemptés du service militaire
en raison de leurs liens familiaux, religieux et culturels
avec le monde arabe (avec lequel Israël est resté
longtemps en conflit), ainsi que par souci d'éviter
des problèmes de double allégeance. En
même temps, le service volontaire est encouragé
et bon nombre de jeunes choisissent chaque année
cette option. Depuis 1957, à la demande de leurs
dirigeants, le service militaire est obligatoire pour
les Druses et les Circassiens, et le nombre de Bédouins
s'engageant dans l'armée ne cesse d'augmenter.
La
vie culturelle dans le secteur arabe
La
vie culturelle dans le secteur arabe, à la fois
dans le cadre de la communauté elle-même
et comme élément du courant culturel général
du pays, exprime les affinités de la population
arabe avec le monde arabe dans son ensemble et son statut
de groupe minoritaire en Israël. Dans les premières
années suivant l'indépendance, les uvres
des écrivains et poètes arabes étaient
caractérisées par des sujets locaux, ruraux,
populaires dans la société conservatrice
et semi-close de l'époque. La littérature
actuelle intègre les influences arabes traditionnelles
et les courants occidentaux modernes. La prose et la
poésie arabes sont traduites en hébreu
et les uvres hébraïques le sont en arabe,
qu'il s'agisse de livres ou des nombreux magazines littéraires
en cette langue. La musique, le théâtre
et la danse mettent l'accent sur les activités
créatrices intégrant les traditions folkloriques
populaires et les diverses formes d'art islamique et
occidental.
Des
auteurs arabes (Anton Shammas, Michel Haddad, Emile
Habibi) et des acteurs (Mohamed Bakri, Youssouf Abou
Varda et Mokhram Khoury) sont très appréciés
par les lecteurs et spectateurs israéliens et
les spectacles donnés par des groupes folkloriques
et musicaux mixtes, judéo-arabes, sont très
suivis. La production, en 1994, de Roméo et Juliette
par une troupe d'acteurs juifs et arabes de Jérusalem,
jouant en hébreu et en arabe, a remporté
un très grand succès national et international.
Les Arabes israéliens participent activement
à la vie des media électroniques comme
producteurs, rédacteurs, speakers, commentateurs
et acteurs dans les chaînes nationales et les
programmes en arabe.
Comme
pour les autres secteurs ethniques du pays, les activités
culturelles et la sauvegarde du patrimoine culturel
arabes sont encouragées par divers organismes
gouvernementaux et des associations volontaires qui
fournissent une assistance allant de l'octroi d'allocations
à des écrivains et artistes à des
subventions aux musées et centres culturels.
----------------------------------
|
Relations
judéo-arabes
Les
citoyens arabes, qui représentent plus d'un sixième
de la population d'Israël, se trouvent en marge
des conflits entre juifs et Palestiniens. Tout en se
rattachant par leur culture et leur identité
au peuple arabe et en revendiquant leur appartenance
à l'Etat juif, ils considèrent leur avenir
comme étant lié à celui d'Israël.
Avec le temps, ils ont adopté l'hébreu
en tant que seconde langue et la culture israélienne
comme une dimension supplémentaire dans leur
vie. Ils s'efforcent également de participer
davantage à la vie nationale, de parvenir à
une meilleure intégration dans l'économie
et d'obtenir d'autres avantages pour leurs villes et
leurs villages.
L'évolution
des relations inter-groupes entre Arabes et juifs d'Israël
est freinée par de profondes différences
de langue, de religion, de valeurs et de convictions
politiques. Mais, si les communautés coexistent
tout en restant séparées, elles sont parvenues
au cours des années à s'accepter mutuellement,
à reconnaître chacune la spécificité
de l'autre et ses aspirations.
Pluralisme
et division
Société
multi-ethnique, pluri-culturelle, multi-religieuse et
multilingue, Israël connaît dans les faits
des formes de séparation. Les divers groupes
ne sont pas discriminés par une politique officielle,
mais divers secteurs de la société préfèrent
maintenir une certaine ségrégation afin
de préserver leur identité culturelle,
religieuse, idéologique et/ou ethnique.
Cependant,
malgré d'importants clivages sociaux, des disparités
économiques et une vie politique souvent agitée,
la société demeure relativement équilibrée
et stable. En dépit de troubles sociaux potentiels,
le caractère modéré des conflits
sociaux entre groupes s'explique par les systèmes
politique et judiciaire du pays qui assurent une égalité
juridique et civile absolue.
Israël
n'est donc pas un creuset mais plutôt une mosaïque
composée de divers groupes de population coexistant
dans le cadre d'un Etat démocratique.
Cliquez
ici pour la suite |