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Histoire (Edition 2004) - L'ETAT D'ISRAEL
Indépendance - 14 Mai 1948

Le 14 mai 1948, l'Etat d'Israël proclama son indépendance. Moins de 24 heures plus tard, les armées régulières d'Egypte, de la Jordanie, de la Syrie, du Liban et de l'Irak envahissaient le pays, contraignant Israël à défendre la souveraineté qu'il venait de recouvrer dans sa patrie ancestrale.

Pendant ce qu'on appela plus tard la guerre d'Indépendance, les Forces de défense d'Israël à peine formées, pauvrement équipées, repoussèrent les envahisseurs au cours de violents combats qui devaient durer quinze mois et qui coûtèrent la vie à plus de 6 000 Israéliens (près d'un pour cent de la population juive du pays à l'époque).

Durant les premiers mois de 1949, des négociations directes menées sous les auspices de l'ONU entre Israël et chacun des pays agresseurs (à l'exception de l'Irak qui refusa de négocier avec Israël) conduisirent à des accords d'armistice reflétant la situation qui prévalait à la fin des combats.

De ce fait, la plaine côtière, la Galilée et tout le Néguev se trouvèrent sous souveraineté israélienne, tandis que la Judée et la Samarie passaient sous contrôle jordanien et la bande de Gaza sous administration égyptienne ; la ville de Jérusalem fut divisée, la Jordanie contrôlant la partie orientale, y compris la Vieille Ville, et Israël le secteur occidental.

L'édification de l'Etat

David Ben Gourion :
un homme de vision

Maabara (centre d'intégration pour nouveaux immigrants) à Beit Lid
Défilé du premier anniversaire de l'Indépendance

L'édification de l'Etat La guerre terminée, Israël consacra tous ses efforts à l'édification de l'Etat pour lequel le peuple avait dû livrer un combat si long et si pénible. La première Knesset (Parlement) de 120 sièges entra en fonction après des élections nationales (25 janvier 1949) auxquelles participèrent près de 85% des électeurs. Deux des hommes qui avaient mené Israël à l'indépendance accédèrent alors aux postes de direction du pays : David Ben Gourion, chef de l'Agence juive, devint Premier ministre et Chayim Weizmann, chef de l'Organisation sioniste mondiale, fut élu président de l'Etat par la Knesset. Le 11 mai 1949, Israël devint le 59ème membre de l'Organisation des Nations unies.En vertu du concept de rassemblement des exilés qui est fondamentalement la véritable raison d'être d'Israël, le pays ouvrit ses portes, confirmant le droit de chaque Juif de venir vivre dans le pays et d'en acquérir dès son arrivée, la citoyenneté. Durant les quatre premiers mois de l'indépendance, environ 50 000 nouveaux arrivants, principalement des rescapés de la Shoah, arrivèrent dans le pays. Fin 1951, on comptait 687 000 arrivants, hommes, femmes et enfants, dont plus de 300 000 réfugiés des pays arabes, ce qui doubla la population juive du pays.

Les difficultés économiques provoquées par la guerre d'Indépendance et la nécessité de pourvoir aux besoins d'une population en croissance aussi rapide, imposèrent une politique d'austérité à l'intérieur et le recours à une assistance financière de l'étranger. L'aide du gouvernement des Etats-Unis, les prêts des banques américaines, les contributions des juifs de la diaspora et les réparations versées par l'Allemagne furent utilisés à la construction de logements, à la mécanisation de l'agriculture, à la création d'une flotte marchande et d'une compagnie aérienne nationale, à l'exploitation des minerais disponibles, au développement de l'industrie, des routes, des télécommunications et des réseaux électriques.Vers la fin de la première décennie, la production industrielle avait doublé, de même que le nombre des ouvriers, tandis que le volume des exportations industrielles quadruplait. L'extension des surfaces cultivées permit de parvenir à l'auto-suffisance pour tous les produits alimentaires de base à l'exception de la viande et des céréales ; 20 000 hectares de terres en friche furent reboisés et des arbres plantés le long de 800 kilomètres de routes. Le système d'éducation, créé par la communauté juive durant la période pré-étatique et qui comprenait désormais le secteur arabe, fut largement développé. L'école devint gratuite et obligatoire pour tous les enfants de 5 à 14 ans (depuis 1978, elle est obligatoire jusqu'à 16 ans et gratuite jusqu'à 18). Les activités culturelles et artistiques se multiplièrent, intégrant des éléments du Moyen Orient, d'Afrique du Nord et de l'Occident du fait de l'arrivée de juifs venus du monde entier qui apportaient avec eux les traditions propres à leurs communautés ainsi que des aspects culturels des pays où ils avaient vécu durant des générations. Lorsqu'Israël célébra son 10e anniversaire, il comptait une population de plus de deux millions d'habitants.

La campagne du Sinai : 1956

Les années de l'édification de l'Etat furent néanmoins assombries par de graves problèmes de sécurité. Non seulement les accords d'armistice de 1949 n'avaient pas débouché sur une paix permanente, mais ils étaient constamment violés.

Contrairement à la résolution du Conseil de sécurité de l'ONU du 1er septembre 1951, les liaisons maritimes avec Israël étaient entravées par l'interdiction faite aux navires à destination ou en provenance d'Israël de traverser le canal de Suez. Le blocus du détroit de Tiran fut renforcé ; des incursions en Israël, à partir des pays arabes voisins, semant la mort et perpétrant des actes de sabotages se multiplièrent ; et la péninsule du Sinaï devint progressivement une immense base militaire égyptienne.

Avec la signature de l'alliance militaire tripartite entre l'Egypte, la Syrie et la Jordanie (octobre 1956), l'imminence de la menace contre l'existence d'Israël se précisa. Au cours d'une campagne de huit jours, Tsahal (l'armée israélienne) conquit la bande de Gaza et toute la péninsule du Sinaï, en s'arrêtant à 16 kilomètres à l'est du canal de Suez. La décision des Nations unies d'envoyer des forces d'urgence pour stationner le long de la frontière israélo-égyptienne et les garanties fournies par l'Egypte d'assurer la libre navigation dans le golfe d'Eilat conduisirent Israël à accepter une évacuation par étapes (de novembre 1956 à mars 1957) des territoires conquis par Israël quelques semaines plus tôt. En conséquence, le détroit de Tiran a été ouvert, permettant le développement de relations commerciales avec les pays d'Asie et d'Afrique, ainsi que l'importation de pétrole du golfe Persique.

Années de consolidation
Tronçon en béton de la Conduite nationale d'eau (2,80 m de diamètre)
Le Musée Israël Museum, à Jérusalem

Pendant la deuxième décennie (1958-68), les exportations doublent et le PNB augmente d'environ 10% par an. Israël produit désormais un certain nombre d'articles jusqu'alors importés : papier, pneus, radios et réfrigérateurs, mais c'est surtout dans les nouvelles branches industrielles (métallurgie, mécanique, chimie et électronique) qu'ont lieu les progrès les plus rapides. Le marché intérieur de produits alimentaires ayant atteint son point de saturation, l'agriculture se tourne désormais vers des cultures destinées aux industries alimentaires et à l'exportation. Pour répondre aux besoins du trafic commercial accru, un nouveau port en eaux profondes est construit sur la côte méditerranéenne à Ashdod, s'ajoutant ainsi à celui de Haïfa.

A Jérusalem, un bâtiment permanent est construit pour la Knesset ainsi que de nouveaux locaux pour le Centre médical Hadassah et l'Université de Jérusalem, remplaçant ceux du mont Scopus abandonnés après la guerre d'Indépendance. Vers la même époque, le Musée Israël est créé afin de rassembler, conserver, étudier et exposer les trésors artistiques et culturels du peuple juif.

Les relations extérieures se développent régulièrement et des liens étroits sont noués avec les Etats-Unis, les pays du Commonwealth, la plupart des pays européens, presque tous les pays d'Afrique et d'Amérique latine et certains d'Asie. D'importants programmes de coopération internationale sont lancés et des centaines de médecins, ingénieurs, professeurs, agronomes, experts en irrigation et instructeurs de mouvements de jeunesse partagent leur savoir-faire et leur expérience avec les peuples des pays en voie de développement. En 1965, Israël et la République fédérale d'Allemagne échangent des ambassadeurs, décision qui avait été retardée en raison de l'amertume du peuple juif à l'égard des crimes perpétrés par le régime nazi (1933-45). Une opposition véhémente et de longs débats publics précédèrent cette normalisation des relations entre les deux pays.

Le procès Eichman

En mai 1960, Adolf Eichmann, l'organisateur principal du programme nazi d'extermination des juifs durant la Deuxième Guerre mondiale, est emmené en Israël pour être jugé aux termes de la loi de 1950 sur le Châtiment des nazis et de leurs collaborateurs.

Lors de son procès, ouvert en avril 1961, Eichmann fut reconnu coupable de crimes contre l'humanité et le peuple juif, et condamné à mort.

Après le rejet de son appel par la Cour suprême, il fut pendu le 30 mai 1962.

C'est le seul cas où la peine de mort a été appliquée en vertu de la loi israélienne.

La Guerre de Six Jours, 1967
Parachutistes au Mur occidental

Les espoirs d'une décennie de relative tranquillité furent balayés par l'intensification des raids terroristes arabes lancés à partir des frontières avec l'Egypte et la Jordanie, par les incessants bombardements d'artillerie des villages du nord de la Galilée et par les préparatifs militaires des Etats voisins.

Lorsqu'en mai 1967, l'Egypte procéda à d'importants mouvements de troupes dans le désert du Sinaï, exigea le départ des forces de maintien de l'ordre de l'ONU qui s'y trouvaient depuis 1957, réimposa le blocus du détroit de Tiran et signa une alliance militaire avec la Jordanie, Israël se retrouva face à des armées arabes hostiles sur tous les fronts.

L'Egypte violant les accords signés en 1956 après la campagne du Sinaï, Israël usa de son droit de légitime défense en déclenchant une attaque préventive (5 juin 1967) contre l'Egypte au sud, suivie d'une contre-offensive à l'agression jordanienne à l'est et de l'expulsion des forces syriennes du plateau du Golan au nord.

Après six jours de combat, de nouvelles lignes de cessez-le-feu remplacèrent les anciennes, la Judée, la Samarie, la péninsule du Sinaï, la bande de Gaza et le plateau du Golan passant sous contrôle israélien.

Les villages du nord du pays furent alors libérés de 19 années de menace des bombardements syriens ; la navigation des navires israéliens par le détroit de Tiran était désormais assurée et Jérusalem, divisée entre Israël et la Jordanie depuis 1949, fut réunifiée sous autorité israélienne.

D'une Guerreà l'autre
Après la guerre, Israël eut pour objectif diplomatique de transformer sa victoire militaire en une paix durable fondée sur la résolution 242 du Conseil de sécurité de l'ONU qui prévoyait entre autres la reconnaissance de la souveraineté, de l'intégrité territoriale et de l'indépendance politique de tous les Etats de la région et leur droit à vivre en paix dans des frontières sûres et reconnues, à l'abri des menaces et du recours à la force. Mais la position arabe, formulée lors de la Conférence au sommet de Khartoum (août 1967) se résumait comme suit : pas de paix avec Israël, pas de négociations avec Israël, pas de reconnaissance d'Israël. En septembre 1968, l'Egypte déclencha une guerre d'usure consistant en des opérations sporadiques sur les rives du canal de Suez, et qui dégénéra en une véritable guerre locale infligeant de lourdes pertes aux deux parties. Les hostilités prirent fin en 1970 lorsque l'Egypte et Israël acceptèrent un nouvel accord de cessez-le-feu le long du canal de Suez.
La Guerre de Kippour, 1973
Trois années de calme relatif prirent fin le jour de Kippour (jour du Grand pardon, journée la plus sacrée du calendrier hébraïque) lorsque l'Egypte et la Syrie lancèrent une attaque surprise conjointe contre Israël (le 6 octobre 1973), l'armée égyptienne traversant le canal de Suez et les troupes syriennes envahissant le plateau du Golan. En trois semaines, les Forces de défense d'Israël reprirent l'avantage, repoussèrent l'ennemi, traversèrent le canal de Suez et avancèrent jusqu'à 32 km de Damas, la capitale syrienne. Deux années de difficiles négociations entre Israël et l'Egypte et entre Israël et la Syrie aboutirent à des accords de désengagement aux termes desquels Israël évacua une partie des territoires conquis pendant la guerre.
Opération en Galilée, 1982
Habitants du nord d'Israël dans un abri

La frontière internationale avec le Liban n'avait jamais été remise en cause. Cependant, lorsque l'OLP (Organisation de libération de la Palestine) se redéploya dans le sud du Liban après avoir été expulsée de Jordanie (1970) et perpétra à plusieurs reprises des actes terroristes contre les villes et les villages du nord d'Israël (Galilée), causant de nombreuses victimes et de graves dommages, Tsahal franchit la frontière libanaise (1982).

L'opération Paix pour la Galilée permit l'élimination de la majeure partie de l'infrastructure militaire et administrative de l'OLP dans la région. Les 18 années suivantes, Israël a maintenu une petite zone de sécurité au sud-Liban adjacente à sa frontière nord afin de préserver les habitants de la Galilée des attaques continues d'éléments hostiles.

Terrorisme
Attentat terroriste à Jérusalem (le 19 juin 2002)

Le terrorisme arabe et palestinien frappe Israël depuis des décennies, avant et après l'indépendance de l'Etat. Plusieurs milliers d'attentats terroristes se soldant par la mort de civils israéliens et de nombreux blessés ont été perpétrés au cours des deux décennies qui ont précédé la guerre des Six jours. La création de l'OLP en 1964 a propulsé cette organisation au premier plan de cette campagne terroriste.

Dans les années 1970 et 1980, les diverses organisations terroristes placées sous l'égide de l'OLP ont lancé d'innombrables attentats terroristes en Israël et à l'étranger. L'un des plus tristement célèbres fut l'assassinat des athlètes israéliens aux Jeux olympiques de Munich en 1972.

Malgré l'engagement pris en 1993 par les Palestiniens de renoncer au terrorisme, en permettant ainsi le processus de paix israélo-palestinien, les attentats terroristes ont continué et se sont considérablement intensifiés depuis septembre 2000, tuant des centaines de civils israéliens et en blessant plusieurs milliers.

De la guerre à la paix avec l'Egypte
Le président Sadate et le premier ministre Begin à Jérusalem, 1977
Le roi Hussein et le premier ministre Rabin à Akaba, 1994

Les élections législatives de 1977 portèrent au pouvoir le bloc du Likoud, coalition des partis libéral et du centre, mettant fin à près de 30 ans de prédominance travailliste. En prenant ses fonctions, le nouveau premier ministre, M. Ménahem Bégin, confirma les engagements pris par tous ses prédécesseurs d'oeuvrer pour une paix durable dans la région et lança un appel aux dirigeants arabes pour l'ouverture de négociations.

Le cycle des rejets par les Arabes de tous les appels à la paix lancés par Israël fut rompu par la visite du président égyptien Anouar Sadate à Jérusalem (novembre 1977), visite qui fut suivie par des négociations entre Israël et l'Egypte sous les auspices américains. Ces négociations aboutirent aux Accords de Camp David de septembre 1978, fournissant le cadre d'un règlement de paix globale au Moyen Orient et comprenant des propositions précises d'auto-détemination pour les Palestiniens.

Le 26 mars 1979, Israël et l'Egypte signèrent un traité de paix à Washington, mettant ainsi fin à 30 années d'état de guerre entre les deux pays. Conformément aux clauses de ce traité, Israël procéda au retrait de la péninsule du Sinaï, transformant les anciennes lignes de cessez-le-feu et d'armistice en frontières internationales reconnues.

Après la Conférence de paix de Madrid en 1991, trois années de négociations entre la Jordanie et Israël aboutirent à une déclaration du roi Hussein de Jordanie et du premier ministre Yitzhak Rabin (juillet 1994) qui mirent fin à 46 années d'état de guerre entre les deux pays.

Le traité de paix israélo-jordanien a été signé à un poste de la frontière de la Arava, (près d'Eilat en Israël et d'Akaba en Jordanie), le 26 octobre 1994, en présence du président américain Bill Clinton.

Défis intérieurs
Enfants immigrants de l'ex-URSS avec une soldate de Tsahal
Au cours des années 1980 et 1990, Israël a intégré plus d'un million de nouveaux immigrants, principalement de l'ex-Union Soviétique, d'Europe de l'Est et d'Ethiopie. L'afflux d'un nombre si important de nouveaux consommateurs , tout comme l'arrivée d'une main-d'oeuvre qualifiée ou non, stimula l'économie et suscita une période de croissance accélérée. Le gouvernement arrivé au pouvoir après les élections législatives de 1984 était constitué des deux principaux blocs politiques : Travaillistes (gauche/ centre) et Likoud (droite/centre). Il a été remplacé en 1988 par un gouvernement de coalition dirigé par le Likoud qui après avoir achevé son mandat de quatre ans a laissé la place à une coalition des Travaillistes et de petits partis de gauche
L'assassinat du Premier Ministre de l'Etat d'Israël Yitzhak Rabin
L'assassinat, le 4 novembre 1995, du premier ministre Yitzhak Rabin par un extrèmiste juif a plongé le pays dans le deuil. Cet homme politique-soldat avait renoncé à la guerre pour mener la nation sur la voie de la paix. Après l'assassinat du premier ministre Yitzhak Rabin, en 1995, de nouvelles élections ont été organisées en 1996. Benjamin Netanyahu a été porté au pouvoir par des élections directes du premier ministre et a constitué une coalition dirigée par le Likoud.
Moins de trois ans plus tard, ce gouvernement a été renversé. En 1999, Ehoud Barak, le dirigeant du parti Israël Ahad, (gauche/centre), a été élu premier ministre et a constitué une coalition gouvernementale ; il a démissionné en décembre 2000. En février 2001, Ariel Sharon, le président du Likoud, a été élu premier ministre et a formé un gouvernement d'union nationale, incluant la majorité des partis politiques. Chaque gouvernement a oeuvré pour la paix, le développement économique et l'intégration des immigrants en accord avec ses convictions politiques propres.
Le Processus de Paix
Depuis la signature du traité de paix Israël-Egypte (1979), diverses initiatives ont été proposées par Israël et d'autres pour poursuivre le processus de paix au Moyen Orient. Ces efforts ont conduit à la Conférence de paix de Madrid (octobre 1991), organisée sous le parrainage américain et soviétique, avec la participation de représentants d'Israël, de la Syrie, du Liban, de la Jordanie et des Palestiniens. L'ouverture officielle a été suivie de négociations bilatérales entre les parties et de conversations multilatérales portant sur les affaires régionales.
Négociations bilatérales : Israël et les Palestiniens
Le président Clinton avec le premier ministre Rabin et le président de l'OLP Arafat.
Le président Clinton avec le premier ministre Barak et le président de l'OLP Arafat à Camp David
Israël dans les frontières et lignes de cessez-le-feu
Carte de la Judée et la Samarie, montrant les zones palestiennes A&B

Après des mois de contacts secrets intensifs à Oslo entre Israéliens et membres de l'Organisation de libération de la Palestine (OLP), une déclaration de principes a été rédigée traçant les grandes lignes de l'autonomie palestinienne en Judée-Samarie et dans la bande de Gaza. Sa signature, le 13 septembre 1993, avait été précédée d'un échange de lettres entre Yasser Arafat, président de l'OLP, et le premier ministre Yitzhak Rabin, dans lesquelles l'OLP renonçait à l'usage du terrorisme, s'engageait à amender les articles de sa Charte déniant le droit d'Israël à l'existence et s'engageait à rechercher une solution pacifique au conflit vieux de plusieurs décennies. En réponse, Israël reconnaissait l'OLP comme le représentant du peuple palestinien.

Cette déclaration contenait une série de principes généraux acceptés par les deux parties, concernant une période intérimaire de cinq ans d'autonomie palestinienne, et le cadre des diverses étapes des négociations israélo-palestiniennes. Les accords sur l'autonomie palestinienne dans la bande de Gaza et la région de Jéricho ont été mis en oeuvre en mai 1994 ; le transfert des pouvoirs et des responsabilités sur la Rive occidentale dans les domaines de l'éducation, culture, santé, questions sociales, fiscalité directe et tourisme fut effectué trois mois plus tard. La déclaration de principes et d'autres accords entre Israël et les Palestiniens ont abouti à la signature de l'accord intérimaire israélo-palestinien de septembre 1995.

Cet accord prévoyait un élargissement de l'autonomie palestinienne en instaurant une autorité autonome, le Conseil palestinien, élu en janvier 1996, et la poursuite du redéploiement de Tsahal dans la Rive occidentale.

Cet accord mettait également en place un mécanisme régissant les relations israélo-palestiniennes devant conduire au statut définitif. En vertu de l'Accord intérimaire, la Rive occidentale a été divisée en trois types de zones :
Zone A - comprenant les principales villes de la Rive occidentale : le Conseil palestinien a la responsabilité pleine et entière pour les questions de sécurité et d'ordre public ainsi que pour les affaires intérieures. La ville de Hébron a fait l'objet d'accords spéciaux prévus dans l'Accord intérimaire ; le protocole concernant le redéploiement à Hébron a été signé en janvier 1997.

Zone B - comprenant les petites villes et les villages de la Rive occidentale : le Conseil palestinien a la responsabilité des affaires intérieures (comme dans la zone A) et du maintien de l'ordre, tandis qu'Israël conserve la responsabilité principale pour la sauvegarde de ses citoyens et la lutte contre le terrorisme.

Zone C - comprenant toutes les localités juives, zones d'importance stratégique pour Israël et de vastes régions de la Rive occidentale en majeure partie non peuplées : responsabilité israélienne pleine et entière pour la sécurité et l'ordre public, ainsi que responsabilité civile concernant le territoire (planification et zonage, archéologie, etc.). Le Conseil palestinien assume la responsabilité de la population palestinienne pour tous les autres domaines civils.

Le calendrier de l'application des phases ultérieures de redéploiement, tel qu'il était spécifié dans l'Accord intérimaire a été révisé à plusieurs occasions d'un commun accord par les deux parties, notamment dans le Mémorandum de Wye River d'octobre 1998. Conformément à ces révisions, Israël a achevé la première et seconde phase du processus de redéploiement en mars 2000. Le troisième et ultime redéploiement fait toujours l'objet de négociations. Par suite des redéploiements, plus de 18% de la Rive occidentale sont actuellement dans la zone A et plus de 21% dans la zone B, 98% de la population palestinienne de la Rive occidentale se trouvant sous autorité palestinienne.

Les négociations sur le statut définitif entre les parties pour déterminer la nature du règlement permanent entre Israël et l'entité palestinienne ont commencé comme prévu en mai 1996. Les attentats-suicides perpétrés par des terroristes du Hamas à Jérusalem et à Tel Aviv en 1996 ont assombri les perspectives de paix pour Israël. Il s'en est suivi une interruption de trois ans et les négociations sur le statut définitif n'ont repris qu'après le Mémorandum de Sharm-el-Sheikh, en septembre 1999. Ces discussions devraient déterminer la nature du règlement permanent concernant les autres questions telles que : les réfugiés, les localités de peuplement, la sécurité, les frontières, Jérusalem, etc. A l'invitation du président Clinton, le premier ministre Barak et le président de l'Autorité palestinienne Arafat ont assisté à un sommet à Camp David en juillet 2000 pour reprendre les négociations. Le sommet s'est terminé sans qu'on parvienne à un accord. Une déclaration trilatérale a cependant été publiée définissant les principes agréés qui régiront les négociations ultérieures.En septembre 2000, les Palestiniens ont lancé une campagne de terrorisme et de violence aveugles, provoquant de lourdes pertes en vies humaines ainsi que des souffrances des deux côtés. Les innombrables efforts investis pour mettre fin à l'affrontement violent et pour renouveler le processus de paix ont échoué par suite de l'escalade du terrorisme palestinien soutenu par l'Autorité palestinienne. Israël a accepté la conception exposée par le président Bush dans son discours du 24 juin 2002, selon laquelle la fin du terrorisme palestinien doit permettre un règlement définitif de toutes les questions en suspens et l'instauration de la paix.

Négociations bilatérales : Israël et la Syrie

S'inspirant de la formule de Madrid, les négociations entre les délégations israéliennes et syriennes, commencées à Washington, se sont tenues à intervalles espacés au niveau des ambassadeurs, avec la participation de hauts fonctionnaires américains. Deux sessions de négociations israélo-syriennes (décembre 1995 et janvier 1996) mirent l'accent sur la sécurité et d'autres questions cruciales. Extrêmement précises et abordant tous les sujets, les négociations ont permis de déceler d'importants points d'accords de principe et une volonté de poursuivre ultérieurement les débats. Après un arrêt de plus de trois ans, les négociations entre Israël et la Syrie ont repris en janvier 2000 à Shepherdstown, aux Etats-Unis. Ces négociations n'ont cependant pas suscité une percée, pas plus que la rencontre à Genève entre les présidents Clinton et Assad (en mars 2000) n'a conduit à une reprise des discussions. Les négociations sont pour l'instant suspendues.

Malheureusement, le Liban doit encore se conformer à cette résolution 425 du Conseil de sécurité de l'ONU.

Négociations bilatérales : Israël et le Liban
le 23 mai 2000, Israël a achevé le retrait de toutes ses forces militaires de la zone de sécurité du Sud-Liban, conformément à la décision du gouvernement d'appliquer la résolution 425 du Conseil de sécurité de l'ONU.
Négociations multilatérales
Les négociations multilatérales, faisant partie intégrante du processus de paix, ont pour objectif de trouver des solutions à d'importants problèmes régionaux tout en instaurant une confiance propre au développement de relations normalisées entre les nations du Moyen Orient. Après la Conférence multilatérale de Moscou sur le Moyen Orient (janvier 1992) à laquelle participaient 36 pays et des organisations internationales, les délégations se sont scindées en cinq groupes de travail, chacun ayant pour thème un intérêt régional commun : environnement, contrôle des armements et sécurité régionale, réfugiés, ressources en eau et développement économique. Ils se rencontrent au cours de divers forums organisés dans la région. Un comité directeur, composé de représentants des principales délégations et présidé par les Etats-Unis et la Russie, coordonne les négociations multilatérales. Sa dernière réunion s'est déroulée à Moscou du 31 janvier au 1er février 2000.Depuis l'explosion des violences palestiniennes (septembre 2000), la plupart des activités dans le cadre multilatéral ont été gelées.
Dessins de Noam Nadav
   
 

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