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MEIR
Golda (Meyerson dite-) (1898 - 1978)
Golda
Mabovitch naît à Kiev en mai 1898, dans la
famille d'un pauvre charpentier. En 1906, la mère
et les trois filles rejoignent le père à Milwaukee
aux Etats Unis. La mère de Golda ouvre une épicerie,
tandis que son père travaille comme ouvrier dans
les chemins de fer. A l'âge de dix ans, Golda organise
sa première campagne, dont le but consiste à
procurer des livres de classe aux enfants défavorisés.
En 1912 elle rejoint sa soeur à Denver (Colorado)
pour pouvoir poursuivre ses études, malgré
l'opposition de ses parents, et cinq ans plus tard elle
épouse Morris Meyerson, un musicien.
En
1921 Golda part avec son mari pour la Palestine. Entre temps,
elle a fréquenté les différents partis
socialistes sionistes Poalei Sion (les Ouvriers de Sion).
Elle s'installe au kibboutz Mekhavia, mais doit le quitter
en raison de l'état de santé de son mari.
Elle s'installe à Tel Aviv, puis à Jérusalem
en 1923, où naissent ses deux enfants, Menahem et
Sara. En 1928, Golda revient à la vie publique et
accepte le poste de Secrétaire des Moetzeth Poaloth,
le Conseil ouvrier féminin. Elle devient l'un des
membres fondateurs du parti Mapaï, et se lance dans
la carrière politique. En 1933 elle est envoyée
en mission aux Etats-Unis pour organiser le Mouvement des
femmes pionnières socialistes.
Entre
1934 et 1946, Golda est élue au Comité central
de la Histadrouth (la Centrale syndicale) et assume la charge
de divers postes dont celui des assurances médicales.
Elle est active, non seulement dans les affaires intérieures,
mais prend part à la défense des droits des
Juifs à s'établir en Palestine. Lorsque les
dirigeants politiques juifs sont mis sous les verrous par
les Britanniques, elle remplace Moshé Sharret au
poste de Chef du Département politique de l'Agence
Juive. Elle négocie avec la puissance mandataire
la relaxe des familles juives internées à
Chypre. Elle soutient et fait soutenir les propositions
de David Ben Gourion au Congrès Sioniste de 1946.
En
1947, elle rencontre le roi Abdallah de Jordanie qui promet
de ne pas se joindre à l'attaque prévue par
l'ensemble des autres pays arabes (promesse qu'il ne tiendra
pas). Après le vote sur le partage de la Palestine,
elle participe activement à la défense de
Jérusalem, risquant plusieurs fois sa vie. Elle essaie
de nouveau de persuader le souverain jordanien et se rend
à Amman, en costume arabe, accompagnée d'un
seul garde.
En
1948, après les élections à la première
Knesseth, Golda des Affaires étrangères en
1956 et joue un rôle vital dans les suites diplomatiques
de la campagne du Sinaï. Elle démissionne de
son poste en 1965, mais le Mapaï lui demande de devenir
secrétaire générale du Parti. Elle
exerce une autorité morale énorme, et sert
de guide au Parti, au milieu des remous et des menaces de
scission. En 1968, âgée de 70 ans, elle annonce
qu'elle prend sa retraite; pourtant, moins d'un an plus
tard, elle est sollicitée par le Mapaï.
En 1969, Golda Meïr présente son gouvernement
au Parlement. Entre 1969 et 1974, sous son Cabinet, le pays
connaît un développement économique
sans précédent. Golda s'intéresse surtout
au problème du judaïsme soviétique. Elle
est premier ministre au moment de la guerre de Kippour,
et elle déclarera : "Je ne serai jamais ce que
j'étais avant la guerre de Kippour". Malgré
les difficultés, elle mène son parti à
la victoire pour la huitième Knesseth.
Golda
décide de démissionner en 1974; sa décision
est sans appel (elle est remplacée par Itzhak Rabin).
Entre temps, elle avait signé les premiers accords
de désengagement dans le Sinaï.
Entre 1974 et 1978 elle participe à diverses manifestations
mais se tient décidément à l'écart
de la vie publique. Lors de la visite historique du Président
Sadate à Jérusalem, celui-ci insiste pour
rendre visite à la "vieille dame".
En
décembre 1978, après des années de
maladie, Golda Meïr, qui souffrait d'une forme de cancer
du sang, s'éteint à l'hôpital Hadassa
de Jérusalem.

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