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Ephraïm Kishon
 
Ephraïm Kishon est né à Budapest, en Hongrie, en août 1924, sous le nom de Franz Hofman.
Il changea son nom pour celui de Franz Kishount et lorsqu’il immigra en Israël, en 1949, il hébraïsa son nom en Ephraïm Kishon.
Il a étudié la sculpture et la peinture et plus tard a commencé à publier des essais pleins d'humour et à écrire pour le théâtre hongrois. Il a commencé à publier en hébreu deux ans après son arrivée en Israel.
En 1952 il a commencé à écrire une rubrique dans le journal Ma'ariv. La rubrique , qui est devenue très populaire, était consacrée en grande partie à la satire politique et sociale, mais aussi aux essais purement pleins d'humour qui y étaient également inclus.
Ses films "Sallah Shabbati" et le "Canal Blaumilch" qu'il a écrit, dirigé et produit, ont eu une distribution internationale.


Ephraim-Kishon
 
Hommage à Ephraim Kishon

Le Premier ministre Ariel Sharon a ouvert dimanche matin le conseil des ministres par un hommage à Ephraïm Kishon.
Il a déclaré : ‘’Ephraïm Kishon est mort hier mais son œuvre culturelle subsistera pour nous et pour les générations futures’’.

Parmi ses œuvres les plus célèbres, on peut relever le film ‘’Salah Shabati’’, ‘’Le renard dans le poulailler’’, ‘’Pardon d’avoir gagné’’ et ‘’le policier Azoulay’’.

Ephraïm Kishon est né à Budapest, capitale de la Hongrie, en août 1924. Il a passé son enfance en Hongrie dans un milieu de Juifs assimilés. En 1941, alors qu’il achevait ses études à l’Académie du Commerce, les organisations antisémites ont commencé à sévir dans son pays et lorsque la Hongrie est entrée en guerre, il a été enfermé dans un camp de concentration. Il a échappé de justesse au massacre de Sobibor, en Pologne, et a réussi à s’enfuir. Rentré à Budapest, il a retrouvé sa famille qui se cachait. Grâce à l’aide d’un voisin courageux, un ‘’Juste parmi les nations’’, et à de fausses pièces d’identité, Ephraïm Kishon et les siens ont pu rester cachés jusqu’à la fin de la guerre.

Après la Shoah, Kishon a réussi à gagner sa vie honorablement, sous le régime stalinien, en tant que journaliste d’une publication satirique en faveur du pouvoir communiste. Mais conscient du mensonge dans lequel il vivait, il a saisi la première occasion qui se présentait, lors d’une foire à Prague, pour quitter la Hongrie avec son épouse et est monté en Israël.

Le couple s’est alors installé dans le Kibboutz Kfar Hahoresh et Ephraïm Kishon a alors acquis ses premiers rudiments de la langue hébraïque. Il a un peu plus tard obtenu un poste dans la rédaction d’un journal hongrois local où il était chargé de l’édition nocturne. En 1951, il a été admis à l’Oulpan Etsion à Jérusalem où il a consacré une année entière à l’étude approfondie de l’hébreu.

Il a alors entamé une carrière d’humoriste et a offert ses services aux grandes publications israéliennes. Ses propositions ont été rejetées jusqu’au jour où le journal Davar a accepté l’un de ses articles. La même année, en 1951, Kishon a publié son premier ouvrage, où il décrivait avec humour les premiers pas d’un nouvel immigrant.

En 1953, le théâtre Habima a mis en scène sa première pièce, ‘’Son nom le précède’’, qui a obtenu un grand succès. C’est la première fois qu’un écrivain osait critiquer le pouvoir, alors entre les mains du Mapam (gauche). A la même époque, Kishon a commencé à écrire régulièrement dans le journal Maariv et il a continué pendant trente ans sa rubrique particulièrement populaire dans le quotidien, sous le titre de "Had Gadia".

Par la suite, ses œuvres ont été traduites à l’étranger et on se souvient par exemple que sont sortis en français les livres ‘’les petites filles de Loth’’ et ‘’les sacrés fils d’Abraham’’.

Kishon est vite devenu le porte-parole d’Israël à l'étranger et il a été comparé à des auteurs renommés comme Shalom Aleichem et Mark Twain. Ecrivain au départ, il a ensuite poursuivi une carrière de scénariste de niveau mondial et a réalisé cinq films en Israël. Ses œuvres ont obtenu de nombreux prix internationaux, notamment à Hollywood.

Le prix d’Israël a été décerné à Ephraïm Kishon en 2002 pour l'ensemble de son œuvre réalisée pendant toute sa carrière d’écrivain et de satiriste. Le jury qui l'a choisi l'a décrit comme étant le plus grand humoriste de l’Etat, qui avait réussi à réaliser une œuvre culturelle et à présenter toutes les facettes de la société israélienne.

Il était encore souligné qu’Ephraïm Kishon avait su exprimer le renouveau du peuple juif, après l’horreur de la Shoah qui avait déchiré l’Europe. Il avait su exposer les problèmes que le jeune Etat devait affronter et avait eu le génie de présenter les difficultés quotidiennes de l’Israélien moyen.

Source France Israel.infos – article rédigé par Yves BREARD, Rédacteur en Chef

 
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