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Nos
ennemis ne veulent pas un État arabe à
côté d’Israël. Ils veulent un
État arabe à la place d’Israël.
A
plusieurs reprises, on leur a offert un État
arabe à côté d’Israël
: d’abord, avec le plan de partition de 1947 ;
puis indirectement, avec les accords d’Oslo ;
plus tard, sans équivoque, à Camp David
en 2000 ; et enfin, lors des innombrables déclarations
depuis aussi bien par les dirigeants israéliens
et internationaux qui ont appelé à deux
États pour deux peuples..
Et
comment nos ennemis ont-ils répondu à
ces offres ? A plusieurs reprises, ils les ont violemment
rejetées. En 1947 ils ont lancé des attaques
terroristes, puis une guerre totale pour annihiler l’État
juif. Pendant le processus des accords d’Oslo,
ils ont terrorisé Israël avec des attentats
suicide à la bombe ; après Camp David,
ils ont orchestré la seconde intifada pendant
laquelle plus de 1.000 Israéliens ont été
assassinés ; depuis lors, ils ont tiré
des milliers de roquettes Katiouchas sur la Galilée
et des milliers de roquettes Qassam sur le Néguev
occidental de façon à , disent-ils, «
libérer la Palestine occupée » -
en d’autres termes, Haïfa « occupée,
Saint-Jean d’Acre « occupé »,
Sderot « occupée, et Ashkelon « occupée
».
Ce
faisant, le Hezbollah et le Hamas se conforment simplement
aux déclarations de Jamal Husseini, cousin du
mufti et membre du Haut Comité Arabe, qui déclara
quatre jours avant le vote de l’ONU sur la partition
: « La Palestine sera submergée de feu
et de sang si les Juifs en reçoivent ne fût-ce
qu’une parcelle ».
De
façon regrettable, même les Palestiniens
les plus modérés refusent de contribuer
à faire la paix avec Israël en tant qu’État
juif. Ils soutiennent deux États pour un peuple
: un État palestinien nettoyé des Juifs,
et un État binational qu’ils espèrent
submerger de Palestiniens suivant ce qu’ils appellent
le « droit au retour ».
Jusqu’à
ce qu’ils reconnaissent et internalisent vraiment
le droit du Peuple juif à son propre État
et jusqu’à ce que leurs dirigeants s’élèvent
au courage du Président Anouar el Sadate d’Égypte
et du Roi Hussein de Jordanie, il est douteux que nous
disposions d’un vrai partenaire pour une paix
véritable.
Dans
ce contexte, nous pouvons comprendre ce qui advint -
et ce qui ne se survint pas – avec l’adoption
de la résolution sur la partition de l’ONU
de 1947.
La
résolution ne régla pas définitivement
les contours d’un règlement définitif
entre nous et nos voisins. Après tout, nos voisins
rejetaient l’établissement d’un État
juif et cherchaient à le détruire. Le
jour suivant le vote, le mufti lui-même déclara
: « ce que l’ONU a écrit à
l’encre noire, nous l’écrirons avec
du sang rouge ».
Les dirigeants arabes ne peuvent pas venir aujourd’hui,
60 ans après, et exiger de remonter l’horloge
du temps comme si rien n’était arrivé.
Ils ne peuvent pas exiger que nous acceptions un accord
qu’ils ont eux-mêmes déchiré
en lambeaux parce que, ayant échoué à
détruire Israël, ils en concluent désormais
que ses dispositions en appelleraient à la perte
d’Israël.
Ben
Gourion comprenait parfaitement cela quand il déclara
lors de l’un des premiers conseils du gouvernement
d’Israël : « Les décisions du
29 novembre sont mortes. Les frontières de la
partition sont mortes. Jérusalem en tant que
« cité internationale » est un simple
fantasme. » Il répéta ces idées
dans son discours à la Knesset le 12 décembre
1949, quand il déclara que la décision
de l’ONU était nulle et dénuée
de sens.
Ainsi,
ni les frontières de la partition, ni l’internationalisation
de Jérusalem ne sont les paramètres durables
du vote de l’ONU. Ce qui est durable est la reconnaissance
internationale du droit du Peuple juif à son
propre État, un droit ancré dans la Déclaration
Balfour, qui reconnaissait le droit des Juifs à
un Foyer National sur la terre d’Israël,
et qui fut réaffirmé à la fois
lors de la conférence de San Remo en 1920, et
par la Société des Nations* en 1922.
Mais
le vote de partition de l‘ONU est flétri
dans notre mémoire parce que, immédiatement
après le vote, la Grande Bretagne commença
à quitter le pays, ouvrant la voie à la
bataille fatidique qui mit presque fin à notre
existence.
Le
vote de partition de l’ONU n’établissait
pas l’État d’Israël. Il reconnaissait
simplement le droit historique du Peuple juif au retour
dans son foyer, et la restauration de son existence
souveraine.
Mais
sans l’aspiration millénaire du Peuple
juif à la Terre d’Israël, sans la
présence continue des Juifs sur place à
travers les siècles, et les soixante-dix ans
d’implantation intensive sur le territoire qui
précédèrent le vote de l’ONU,
ce droit historique n’aurait jamais été
réalisé.
Et
même si cela n’avait pas suffi alors que
les fils d’une petite Nation, à la suite
de l’horrible Holocauste, avaient levé
‘l’épée des Macchabim’
et avec un héroïsme incomparable, repoussé
une attaque arabe qui devait submerger l’État
naissant,
La
croyance persistante en nos droits historiques, l’effort
d’implantation qui réalisa ces droits,
et la lutte militaire qui les défendait –
voilà ce qui établissait l’État
juif.
Le
vote de l’ONU ne faisait que donner à cela
une reconnaissance internationale. Pourtant le vote
de l’ONU était une décision historique
importante, et il est vrai que nous commémorons
ce vote aujourd’hui avec les ambassadeurs éminents
des pays qui le soutinrent.
Mais
songez à ceci : Que serait-il advenu de la décision
de l’ONU si nous avions été vaincus
lors de la guerre d’Indépendance ?
La
clé de l’existence d’Israël
s’est toujours enracinée dans le renforcement
du sionisme, et notre capacité à nous
défendre nous-mêmes. – et cela demeure
la clé de notre existence, et la solution pour
forger une vraie paix avec tous nos voisins arabes.
Ce n’est que lorsque certains d’entre eux
reconnurent la permanence d’Israël et son
indestructibilité qu’ils se sont réconciliés
avec eux-mêmes pour faire la paix avec nous.
C’est
pourquoi j’ai été choqué
d’entendre le Premier Ministre déclarer
à la presse : « S’il n’y a
pas deux États, c’en est fini d’Israël
».
Mr
le Premier Ministre : l’État d’Israël
ne sera jamais fini ! Notre destinée sera déterminée
par nous, et nous seuls ! Notre existence ne dépend
pas de la volonté des Palestiniens de faire la
paix avec nous. Notre existence est assurée par
notre droit de vivre sur cette terre et sur notre capacité
à défendre ce droit.
Nous
avons construit notre pays pendant 31 ans avant l’accord
de paix avec l’Egypte, nous avons continué
de le construire pendant encore 16 ans avant l’accord
de paix avec la Jordanie, et j’espère que
nous n’attendrons pas longtemps avant de pouvoir
réaliser un accord de paix avec les Palestiniens
et avec d’autres dans le monde arabe.
Mais
nous ne conditionnons pas notre existence à leur
accord. Cela a été la politique de tous
les gouvernements israéliens jusqu’à
présent, et doit être la politique de tous
les gouvernements israéliens dans l’avenir.
Je le répète : Notre destinée sera
déterminée par nous, et nous seuls !
Au
Moyen-Orient, la paix et la sécurité vont
de pair. En fait, la sécurité, qui provient
de la force d’Israël, précède
la paix et les accords de paix. Celui qui ne le comprend
pas restera sans sécurité et sans paix.
Seul
un Israël fort, confiant en la justice de sa cause
et guidé par une puissante direction, sera capable
d’obtenir la paix durable avec nos voisins à
laquelle nous aspirons tous.
Note
du traducteur
*SDN, précurseur de l’ONU avant la seconde
guerre mondiale
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