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Eliezer BEN YEHUDA
"La renaissance de la langue hébraïque entre dans le cadre de la préservation des cultures ethniques et de leur langage. Celle-ci pourrait donc servir de modèle pour les activités de l’UNESCO” ont indiqué les responsables de l’Académie dans le document adressé à la prestigieuse organisation internationale.

Pour ces derniers il est important de souligner l’espoir suscité par le travail de Eliezer Ben Yehuda. "Le succès de l’hébreu prouve qu’une langue ancienne peut s’adapter à une nouvelle réalité".

 
Eliezer Ben Yehuda, l’homme de la renaissance de l’hébreu par Joël MERGUY

Il y a assurément lieu de se féliciter que l’Unesco ait pris la décision, au cours de sa dernière assemblée générale à Paris, de rendre hommage à la personnalité d’Eliezer ben Yehouda dont elle compte aider, par différentes initiatives, à mettre en exergue et à faire connaître l’œuvre de cet homme d’exception : la renaissance de la langue hébraïque. Qui est Eliezer ben Yehouda ? Né en Lituanie en 1858, il grandit dans un milieu juif traditionnel. Il arrive à Paris en 1878 pour y faire des études de médecine. Et c’est dans la capitale française qu’il subit une véritable révolution : il s’engage désormais en faveur de l’installation des juifs en terre d’Israël. La tuberculose le pousse à séjourner quelque temps en Afrique du nord. Il y est fortement impressionné par sa rencontre avec les juifs locaux.

Il note que ces communautés séfarades ont une pratique spontanée de la langue hébraïque et une prononciation plus fidèle à l’hébreu biblique. C’est en s’installant, quelques années plus tard, à Jérusalem qu’il fait le pari de ne plus employer que la langue hébraïque même dans le cadre de la vie quotidienne.

Jusque là, l’hébreu est la langue des prières et de l’étude, des synagogues et des yéchivot. Ben Yehouda veut en faire la langue de tous les jours. Quand les mots viennent à lui manquer, il les crée. Il adapte l’hébreu aux besoins de la vie moderne. C’est à lui que l’on doit bien des mots comme rakevet (train), misada (restaurant), ofanayim (bicyclette) etc Dans son propre foyer, il impose à sa femme Deborah et à son fils Ben Sion l’usage exclusif de l’hébreu.
« A lui seul – écrit un de ses biographes – Ben Yehouda réalise une œuvre qui aurait nécessité le travail d’une Académie pendant 7 ans ». C’est grâce à lui qu’en quelques années, l’hébreu devient la langue des sciences, des arts, de la littérature et de la politique. C’est à juste titre que des historiens diront que Ben Yehouda fut à la langue hébraïque ce que Herzl fut à la terre d’Israël.
Ben Yehouda laisse à nos générations un message et une leçon : l’impérieuse nécessité pour nous tous, simples fidèles ou responsables d’institutions, de développer jour après jour l’enseignement de l’hébreu. Qui ne voit que l’identité juive passe également – et peut-être essentiellement - par là ?

 
Site du Consistoire - 22 Nov 2007
Eliezer ben Yehuda l’inventeur de l’hébreu moderne
La résurrection d’une langue antique qui n’était plus parlée depuis près de deux millénaires et servait de langue savante ou liturgique, peut toutefois difficilement être attribuée à un seul homme.
Eliezer ben Yehuda (jusqu’en 1881 Perelman) Né à Luzhky (Lithuanie) en 1858 mort à Jérusalem le 16 décembre 1922
Eliezer ben Yehuda est souvent appelé de nos jours « le résurrecteur de langue hébraïque et possède sa rue dans toutes les villes d’Israël. 

Elle résulte de la rencontre d’un rêve individuel avec les besoins d’une collectivité en un milieu et à une époque donnée.
E.Perelman est né en un temps où l’Aufklärung de langue hébraïque (Haskala) inaugurée par Moses Mendelssohn à la fin du XVIIIème siècle, avait émigré vers des régions où se trouvaient de fortes concentrations de populations juives imprégnées du mode de vie traditionnel. Elle leur apportait un nouveau type d’éducation orientée vers l’histoire, la géographie, la grammaire, et des formes littéraires inconnues en hébreu comme le roman et une presse hébraïque foisonnante. L’hébreu de la Haskala fondé sur la langue biblique restait cependant une langue artificielle, limitée à l’écrit et inadaptée aux réalités modernes.
 

Toute l’existence d’E.B.J. illustre la force de la volonté. Après s’être convaincu par ses rencontres à Paris ou en Algérie (où il fut envoyé pour soigner sa tuberculose) que l’hébreu pouvait facilement être parlé, il s’employa à ressusciter la langue pour qu’elle serve de ciment au peuple. Dès cette époque ,il commença à rêver d’un dictionnaire historique pour lequel il forgea le mot milon ,destiné à remplacer une expression composée calquée sur Wörterbuch. Après son mariage avec Débora Jonas qu’il rejoignit à Vienne en 1881, il ne voulut plus parler que l’hébreu . Le jeune couple était décidé à s’installer à Jérusalem ; en arrivant au port de Jaffa, Eliézer se présenta aux autorités turques sous le patronyme hébraïque qui lui avait déjà servi à signer son article : « Ben Yehuda ».

A Jérusalem, il créa autour de lui avec Yehiel Pines un petit cercle d’hommes éclairés qui acceptaient ses idées même s’ils ne les mettaient pas en pratique aussi strictement que lui. Leur association Tehiat Israël (la renaissance d’Israël) connut un nouvel élan à partir de 1889 sous le nom de Safa Berura (langue claire)qui fut imitée en Europe où des groupes s’exercèrent alors à parler l’hébreu . Ben Yehuda suscita souvent la raillerie car il n’acceptait de parler que l’hébreu ;. Il enseignait l’hébreu en hébreu, suivant une méthode alors très moderne ,à l’école de l’Alliance Israélite dirigée par Nissim Behar qui lui apportait son soutien. L’éducation de son fils Benzion (né en 1882 et connu plus tard comme journaliste sous le nom d’Itamar ben Avi) est entrée dans la légende comme celle du premier enfant après deux mille ans qui n’ait entendu parler que l’hébreu dès le berceau.

 
ELIEZER BEN YEHUDA
Ha-Zevi

L’action d’Eliezer ben Yehuda s’exerça aussi à travers son propre journal créé dès 1884 qui devint quotidien à partir de 1908 et parut sous le titre de Ha-Zevi (le Cerf) puis Ha-Or (la Lumière) jusqu’en 1915 avec la collaboration de sa seconde femme Hemda (sœur de la première décédée en 1891). Dès 1890, il eut l’idée de créer un Comité de la langue (Waad ha-Lashon) qui légiférait en matière linguistique, autrement dit, un embryon d’académie hébraïque. Ce n’est qu’en 1904 ,grâce à l’apport de la seconde aliya ,que ce comité commença véritablement à fonctionner Les écoles hébraïques s’étaient développées dans les villages agricoles fondés par les pionniers juifs, et en 1906 le premier établissement secondaire ouvrit ses portes à Jaffa . dès 1913, on envisagea de créer à Haïfa un institut scientifique qui devint plus tard le Technion . Pour enseigner les diverses matières en hébreu, il fallait créer toute une terminologie car les maîtres manquaient des mots nécessaires à leur enseignement.. Le comité de la langue dirigé par Ben Yehuda publia des listes de vocabulaire regroupées par sujets qui furent diffusées auprès du public ; il légiféra aussi en matière d’orthographe et de prononciation avec le concours de l’association des maîtres. En matière de terminologie, priorité était donnée à l’hébreu biblique puis à l’hébreu michnique ou à défaut à l’araméen du Talmud .Ben Yehuda encourageait aussi les emprunts à l’arabe ; les calques des langues européennes et les mots internationaux ne devaient être adoptés qu’en dernier recours. Ben Yehuda diffusait aussi les termes nouveaux dans son journal en un temps où « on ne se contentait pas de lire un journal, on l’apprenait par cœur ». Ces néologismes correspondaient aux réalités de la vie moderne (montre, bureau, journal, bicyclette, train) et à celles qu’imposait l’actualité, comme la guerre de 1914 (soldat).

Après avoir envisagé de rassembler tous les mots hébreux utilisables, anciens et nouveaux, dans un petit dictionnaire, Ben Yehuda se lança dans la rédaction d’un dictionnaire complet de la langue hébraïque ancienne et moderne Thesaurus totius Hebraitatis qui devait être publié par Langenscheidt à Berlin .Pour réunir tous ces mots il dépouilla les imprimés et les manuscrits d’une dizaine de bibliothèques à travers le monde ,y compris à New York où il se réfugia pendant la grande guerre. Sept volumes sur seize furent publiés avant sa mort en 1922 ;il fallut trente sept ans à ses continuateurs pour achever son œuvre.

Contesté de son vivant par les ultra-orthodoxes qui lui reprochaient de profaner la langue sacrée, par les écrivains de la Diaspora qui raillaient « sa fabrique des mots », Ben Yehuda n’en a pas moins accompli une œuvre considérable et a donné une impulsion décisive à une entreprise utopique sans exemple : la résurrection d’une langue.

Quelques mois avant sa mort, l’hébreu fut admis au rang des langues officielles du nouveau mandat britannique ; en 1948 il devint celle de l’Etat d’Israël.

(Extrait d'un article de Mireille Hadas-Lebel)

En 1953, le comité de la langue qu’il avait créé devint l’Académie hébraïque.
 
 
Eliezer ben yehuda
Visionnez la chanson "Eliezer Ben Yehuda" chantée de Hava Alberstein et de Matti Caspi
Eliezer BEN YEHUDA (1858 - 1922)
ELIEZER BEN YEHUDA
ELIEZER BEN YEHUDA
ELIEZER BEN YEHUDA
Eliezer avec Hemda en 1912
ELIEZER BEN YEHUDA
ELIEZER BEN YEHUDA
Sa maison et sa bibliothèque

 

Eliezer Ben Yehuda naît en Lituanie en 1858, et commence ses études dans une yeshiva, qu'il quitte pour se rendre dans une petite ville où Dvora Yonas, fille d'un écrivain connu, lui enseigne le russe et le français. Il se rend ensuite à Paris pour y entreprendre des études médicales. Pendant tout ce temps, il lit de nombreux ouvrages en hébreu, et rédige aussi des articles dans cette langue; c'est alors qu'il adopte le nom de "Ben Yehuda" (son vrai nom est Perlman).

Il écrit en 1877 : "Les Juifs ne peuvent être un peuple vraiment vivant que s'ils retournent au pays de leurs pères, et que s'il reviennent à la langue hébraïque". Il parle l'hébreu en toutes circonstances : à ses amis dans les cafés parisiens, et même à la gare, où il demande son billet en hébreu. Il décide de monter en Eretz Israël en 1881.

Dvora Yonas vient le rejoindre : ils se rencontrent au Caire, où ils se marient, puis se rendent en Palestine. Dans le bateau qui les mène à Jaffa, Eliezer commence à enseigner l'hébreu à Dvora, et dès lors ils ne parleront plus que dans cette langue.

Ben Yehuda s'installe à Jérusalem, où les Juifs forment alors une communauté très démunie, mais qui constitue déjà la majorité des habitants de la ville. Il commence à travailler au journal hébreu Ha'havatseleth ("Le lis"). En 1884, il fonde son propre journal Hatsvi ("Le cerf"), dans lequel il exhorte les Juifs à construire Eretz Israël et à ne parler qu'en hébreu, avec la prononciation sepharade. Il exige que l'on n'étudie qu'en hébreu dans les écoles. On trouve aussi dans son journal une section consacrée aux nouveaux mots qu'il invente pour enrichir la langue hébraïque moderne.

En dehors de son travail de journaliste, E. Ben Yehuda est professeur à l'école de l'Alliance Israélite Universelle. Il y enseigne toutes les matières en hébreu, bien qu'il soit difficile pour les élèves d'étudier dans cette langue qu'ils ne parlent pas chez eux, et dans laquelle il n'existe pas de manuels scolaires.

En dépit de toutes ces occupations, il ne gagne pas assez pour assurer sa subsistance et celle de sa famille. Son travail incessant et l'inconfort de son logement provoquent une rechute de la tuberculose dont il avait souffert dans son adolescence. Il sent que ses jours sont comptés, et il redouble d'ardeur au travail, selon sa devise : "Le jour est court et le travail est grand" (Pirkei Avoth). Il commence à rassembler, à partir de la littérature de tous les siècles, des mots et des expressions hébraïques, dans le but de les actualiser et de composer un dictionnaire de l'hébreu moderne.

Un fils naît à Eliezer et Dvora. C'est le premier enfant des temps modernes auquel ses parents ne parlent que l'hébreu, et qui n'a pas le droit de jouer avec d'autres enfants, pour ne pas entendre d'autre langue. Ce n'est que lorsque leur naîtront quatre autres enfants que la maison s'emplira de cris et de rires. Mais ce bonheur sera de courte durée : Dvora tombera malade et mourra de la tuberculose.

De plus Ben Yehuda subit les persécutions des Juifs ultra-orthodoxes de Jérusalem, opposés au sionisme et à la renaissance de l'hébreu. Ils proclament son excommunication et le dénoncent au gouverneur turc comme révolutionnaire. Il est arrêté, et ne sera libéré que par l'intervention du Baron de Rothschild.

Ben Yehuda se remarie avec Hemda, la jeune soeur de Dvora, qui et prête à apprendre l'hébreu. Peu à peu, d'autres habitants de Jérusalem, ainsi que les pionniers des localités agricoles, apprennent à parler cette langue, et la maison de Ben Yehuda devient le centre du Comité de la Langue hébraïque (fondé en 1904).

Il visite les localités pionnières du pays, et cela le confirme dans l'idée qu'il doit donner au peuple un grand dictionnaire de la langue hébraïque. Dès lors, il travaille jour et nuit à ce projet, et se rend en Europe dans les grandes bibliothèques universitaires, pour y étudier les livres et les manuscrits en hébreu ancien. Le premier volume est publié en 1909.

 

En 1914 il part pour New York avec sa famille, fuyant les persécutions ottomanes, et revient à la fin de la guerre. Il a alors la joie d'assister à l'accroissement de Jérusalem, et de constater qu'on parle de plus en plus l'hébreu dans le pays. Son rêve sera réalisé lorsque l'Administration mandataire britannique reconnaîtra la langue hébraïque comme langue officielle en Eretz Israël. Il deviendra lui-même, de son vivant, un personnage légendaire aux yeux du peuple.

Ben Yehuda rendra l'âme à Hanouka 5683 (1922). Des milliers de personnes assisteront à son enterrement, et trois jours de deuil seront décrétés dans le pays.


   
 

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