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David BEN GURION
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David Gryn est né à Plonsk en Pologne, alors partie intégrante de l'empire Russe. Son père, Avigdor Gryn était un membre actif des Hovevé Tzion, le sionistes d'avant Herzl. En 1903 il se joint au parti sioniste socialiste Poalé-Tzion et en 1906 le voilà qui arrive à Jaffa et propage parmi les membres de son parti la langue hébraïque en un temps où parmi les sionistes socialistes marxisants, le yiddish avait un prestige, semblait-il, imbattable.

Ouvrier agricole, son tempérament bouillant de tribun le menait souvent parmi les orateurs et les manieurs de foules si tant est qu'il y avait alors foule. En 1907 il est en Galilée où il est parmi les travailleurs des fermes de Sedjera (Ilania), de Kinnereth, de Milhamia (Menahemia) et il fait la vendange et presse le raisin à Zikhron Yaakov.

L'insécurité des routes le place parmi ceux qui soutinrent le corps de garde "Hashomer". Il devenait clair que le problème de nos rapports avec les Arabes allait devenir l'un des éléments essentiels de la pensée politique de celui qui, depuis 1910, choisit désormais de s'appeler David Ben-Gourion.

Au 6e congrès des Poalé Tzion palestiniens, il est élu avec Itzhak Ben-Zvi, le futur second président d'Israël, et Rahel Yanaïth la femme de ce dernier, à la rédaction de l'organe du parti Ha-a'hdouth ce qui orienta clairement sa vie dans la direction politique. La montée au pouvoir depuis 1908 des "jeunes Turcs" à Istamboul, capitale de l'Empire ottoman auquel appartenait alors la Palestine, éveilla des espoirs chez David Ben-Gourion. Il se mit à l'étude du turc et se rendit à Istamboul pour y apprendre le droit à l'université. La guerre 1914-1918 allait éclater bientôt et B.G. proposa alors au yishouv (la communauté juive de Palestine) le loyalisme turc.

Les autorités ottomanes poursuivaient néanmoins les leaders ouvriers et sionistes en général de leur plus lourds soupçons. Ben Zvi et Ben Gourion furent arrêtés en 1915 et exilés. Au début, les deux exilés s'opposèrent à la création d'une Légion Juive dans le cadre de l'armée britannique. Ben Zvi et B.G. prônaient la neutralité du sionisme dans la guerre et ils se rendirent aux Etats-Unis où ils prirent une part active à l'action sioniste-socialiste en faveur du yishouv. En 1917, David épousa Paula, sa femme qui allait rester son aide de tous les moments. Ensemble et à la suite de la proclamation de la Déclaration Balfour, ils fondèrent le mouvement Hehaloutz ("Le pionnier") aux U.S.A., comme Trumpeldor le fondait en Russie. Ben Zvi et B.G. rejoignirent alors les rangs de la Légion Juive et c'est sous les drapeaux qu'ils rentrèrent en Palestine devenue britannique.

Ben Gourion fut parmi les dirigeants du nouveau parti A'hdouth Avoda ("L'union du travail") et l'un des fondateurs de la Histadrouth, le syndicat (1920), de laquelle il fut élu le secrétaire général (1921). Dès ce moment, B.G. apparaît comme un des dirigeants du yishouv et du sionisme officiel, surtout dès le moment où le mouvement ouvrier sioniste choisit de soutenir Haïm Weizmann à la tête du mouvement sioniste. En 1930, il est un des fondateurs du parti unifié des ouvriers d'Eretz Israël, le Mapaï avec Haïm Arlozoroff, Moshé Sharett, Berl Katznelson, etc.

En 1933, l'assassinat d'Arlozoroff dans des circonstances encore mal élucidées, provoque une montée en flèche du mouvement ouvrier sioniste. Ben-Gourion est aussitôt appelé aux côtés de Weizmann à la direction de l'Agence Juive. Au 19e congrès sioniste (1935), Ben Gourion est nommé président de l'Exécutif sioniste et il n'y a que Weizmann en tant que présiden de l'Agence Juive qui lui soit hiérarchiquement supérieur.

En 1936, les troubles arabes secouent le yishouv qui approche alors du demi-million. B.G., avec Weizmann, penche pour le plan de partage de la Palestine proposé en 1938 par la Commission royale Peel. Mais le yishouv est très partagé. Ils ne recueillent pas l'unanimité.

Entre-temps, le gouvernement Chamberlain, comme pour la Tchécoslovaquie vendue à l'Allemagne nazie par l'accord de Munich, trahit le yishouv pour s'attirer les bonnes grâces des Arabes. Le Livre Blanc de 1939 est proclamé, qui limite de façon dramatique l'immigration juive. Les Juifs, pris au piège, ne peuvent trouver leur salut en Palestine.

B.G., devant la situation de guerre qui éclate entre l'Allemagne et les alliés, organise le yishouv comme un État en gestation, mais celui-ci s'installe en économie de guerre pour participer à la lutte contre le nazisme. La Hagana, armée illégale, est de plus en plus organisée, malgré le manque d'armes, et le recrutement dans les rangs anglais est encouragé. Plus tard, il en sortira la Brigade juive dont les hommes se sont battus à Tobrouk, en Libye, en Italie, et ont profité de leur présence en Europe, sur l'ordre secret de B.G., jour organiser le sauvetage et l'alya illégale en Palestine.

Dès la fin de la guerre, en 1945, B.G. se désolidarise de la ligne de Weizmann, trop respectueuse des Britanniques, mais s'oppose à l'action terroriste de l'Irgoun. Il choisit la voie moyenne, où l'accent est mis sur la préparation en vue d'une attaque arabe généralisée. Celle-ci a lieu en 1947, après la résolution de l'ONU du 29 novembre en faveur du partage de la Palestine en deux États.

B.G. organise le yishouv pour la guerre d'indépendance, au cours de laquelle, le 14 mai 1948, il proclame l'indépendance de l'Etat d'Israël, à Tel Aviv. cliquez ici

Les premières années d'Israël, jusqu'en 1963, à sa deuxième retraite du gouvernement, sont de loin ou de près, dominées par David Ben Gourion. La primauté donnée à Jérusalem, au Néguev et à l'alya massive telles sont l'essentiel de l'apport de B.G. aux premières années d'Israël. De même, l'importance que B.G. attribue à l'étude de la Bible. Sa politique générale basée surtout sur l'amitié avec les U.S.A. et la France, mais aussi avec certains pays d'Asie, d'Afrique et d'Amérique du Sud, la reprise des rapports avec la nation allemande et les accords de réparation allemands qui ont beaucoup aidé à renforcer Israël. Il s'établit sur ses vieux jours dans le désert du Néguev, au Kiboutz Sdé Boker, pour y prôner un esprit pionnier.

Source : Voir Israël, vivre Israël, Eliahou Eilon, Département Jeunesse et Hehaloutz, 1984.


 
David Ben-Gourion (1886-1973)

David Ben-Gourion, né dans la ville de Plonsk en Pologne, en 1886, était le sixième enfant d'une famille imprégnée de sionisme. Son père, professeur d'hébreu, était un vétéran des précurseurs du sionisme moderne - Hibbat Zion (les Amants de Sion). Ben-Gourion, ou David Green comme il s'appelait avant d'hébraïser son nom, reçut une éducation juive "moderne" dans un cheder (école primaire) où l'on enseignait des matières laïques parallèlement aux études religieuses.
Les qualités de direction et les inclinations politiques de Ben-Gourion se manifestèrent très tôt. A l'âge de 14 ans, il organisa un groupe de jeunes pour constituer l'association Ezra qui avait pour vocation de diffuser l'hébreu comme langue vernaculaire. A 17 ans, il rejoignit le Poalei Zion (Travailleurs de Sion) - l'une des premières structures politiques du sionisme socialiste - un parti qui allait dominer l'élaboration politique et sociale du sionisme pendant des décennies, principalement sous sa direction.

Considérant le sionisme comme une doctrine qu'il fallait personnellement mettre en pratique en immigrant dans le Pays d'Isral, il s'installa en Palestine en 1906, travaillant dans les orangeraies et les vignobles des exploitations agricoles juives créées deux décennies plus tôt par les premiers sionistes, ainsi que dans le gardiennage en Galilée.

Ben-Gourion écrivit à son père des lettres poétiques et polémiques décrivant la beauté du pays - déclarant dans l'une de ses lettres que "le peuplement du pays - tel est le seul sionisme véritable; tout le reste n'est qu'une illusion, verbiage creux et simple passe-temps"; il cachait par ailleurs les difficultés comme les accès de malaria et la faim. Parfois pendant des jours, voire des semaines, il devait se contenter d'une pita par jour ou moins. Mais lorsque son père lui envoya dix roubles, Ben-Gourion, par fierté personnelle et nationale, choisit de renvoyer l'argent, affirmant qu'il n'en avait pas besoin.

Durant les quatre années qu'il passa "sur la terre", Ben-Gourion était déjà plongé dans la politique travailliste et il devint membre du comité central du Poalei Zion. En 1910, il entra dans l'équipe rédactionnelle du journal du parti à Jérusalem et commença à signer ses articles "David Ben-Gourion".

En 1912, quatre ans après la révolution des Jeunes Turcs, Ben-Gourion et une poignée d'autres militants du Poalei Zion allèrent étudier à l'Université d'Istanbul - espérant développer des liens avec les élites et modifier la politique ottomane antisioniste. Ses études furent brutalement interrompues par le déclenchement de la Première Guerre mondiale au moment où il passait ses vacances d'été en Galilée. L'année suivante, il fut expulsé de Palestine par le gouvernement ottoman - ainsi que d'autres militants sionistes dont Yitzhak Ben-Tzvi (second président d'Israël).
En arrivant à New York en 1915, Ben-Gourion consacra les deux années suivantes à constituer la "section américaine" du sionisme travailliste. C'est à cette époque qu'il rencontra et épousa Paula. Ben-Gourion était initialement opposé à une unité militaire juive au sein de l'armée britannique, à l'instar du "Corps des muletiers de Sion" de Jabotinsky, craignant qu'elle ne mette en danger la communauté juive de Palestine. Cependant, sous l'impact de la Déclaration Balfour de 1917, il changea d'avis et s'associa à l'appel de Jabotinsky en faveur de la création de bataillons juifs au sein de l'armée britannique pour libérer la Palestine de la domination turque. Il fut lui-même volontaire, servant en Egypte dans l'un des trois bataillons juifs - le 39e régiment des fusiliers royaux.

En 1921, Ben-Gourion fut élu secrétiare-général de la Histadrout, la Fédération générale du travail, créée l'année précédente. Il occupa ce poste jusqu'en 1935, pendant ce que furent les années de formation de la Histadrout. Sous sa direction dominante et parfois dominatrice, la Histadrout créa nombre d'institutions économiques et sociales qui allaient marquer la société israélienne pendant plusieurs décennies. Les réunions interminables étaient monnaie courante ; lorsque Ben-Gourion rencontrait une opposition à ses vues, il présentait sa position et la répétait sans relâche - parfois pendant une série de réunions - jusqu'à ce que les sceptiques soient convaincus ou du moins conduits par la lassitude à se soumettre.

Ben-Gourion orchestra ainsi la création de la hevrat ovdim (association des travailleurs), un réseau d'organisations et d'entreprises gérées par la Histadrout qui mirent en oeuvre l'expansion du peuplement rural coopératif et de travaux d'infrastructure, développèrent des industries et créèrent des cadres culturels, des services de santé et même leurs propres institutions financières. Parallèlement aux fonctions de syndicat de la Histadrout, ce réseau, fondamentalement, fournit l'infrastructure d'une nouvelle société et de l'Etat en chantier.

En 1930, Ben-Gourion joua un rôle central dans le regroupement des grandes tendances travaillistes en un appareil politique hautement efficient - le Mapaï, un parti politique qui allait guider et gouverner la société israélienne durant les premières décennies décisives de l'Etat, avec Ben-Gourion à sa tête. En 1935, le sionisme travailliste était la composante la plus importante de l'Organisation sioniste mondiale, et le Mapaï put nommer Ben-Gourion au poste-clé de président de l'exécutif de l'Agence juive - l'instrument du mouvement sioniste pour le peuplement - poste qu'il occupa jusqu'à la création de l'Etat d'Israël en 1948.

Ben-Gourion avait une conscience aiguë de sa place dans l'histoire - classant méthodiquement la documentation relative à son immense activité. A lui seul, son journal personnel comprend des centaines de milliers de pages. Animé à la fois par un désir de diriger et d'apprendre, il était très cultivé - en particulier en histoire et en philosophie politique et religieuse - et sa bibliothèque personnelle comptait quelque 20 000 volumes. Approfondissant les domaines qui le captivaient, Ben-Gourion acquit la maîtrise du grec pour lire Platon dans le texte.

Après les émeutes arabes en Palestine, la Commission Peel de 1937 proposa un partage du pays qui accordait aux Arabes la "part du lion" de ce qui restait de la Palestine du Mandat après la création de la Transjordanie en 1922. Le monde juif était en émoi. Cependant, Ben-Gourion, qui considérait qu'un minuscule Etat juif constituait le fondement et le levier de la réalisation des aspirations sionistes, mobilisa toute son influence pour empêcher le rejet du plan par le mouvement sioniste. Lorsque la direction sioniste accepta le plan à contrecoeur, les Britanniques décidèrent de ne pas l'appliquer. Le Livre blanc de 1939 - qui restreignait l'immigration juive et le droit des juifs d'acquérir des terres en Palestine - fut considéré par Ben-Gourion comme une trahison flagrante de la Déclaration Balfour. Néanmoins, lorsque la Seconde Guerre mondiale éclata, il résuma la politique sioniste générale en disant : "Nous aiderons les Britanniques dans la guerre comme s'il n'y avait pas de Livre blanc et nous lutterons contre le Livre blanc comme s'il n'y avait pas la guerre". Des dizaines de milliers de juifs palestiniens s'enrôlèrent volontairement dans les forces britanniques, tandis que le peuplement et l'immigration se poursuivaient - au mépris du Livre blanc.

En 1942, Ben-Gourion contribua à la rédaction du Programme de Biltmore - une nouvelle plate-forme du mouvement sioniste - qui réclamait une immigration juive de masse et, pour la première fois, se prononçait publiquement en faveur de la constitution d'un Etat juif en Palestine. L'adoption du programme constitua un changement majeur dans le mouvement sioniste - le début de la prédominance de la ligne militante de Ben-Gourion et le rejet du "gradualisme" défendu par Chaïm Weizmann (président de l'Organisation sioniste mondiale) qui avait dirigé les efforts sionistes depuis plus de deux décennies et était le principal porte-parole du courant sioniste.

Lorsqu'après la guerre le nouveau gouvernement élu en Grande-Bretagne refusa d'abolir le Livre blanc, même après la tragédie de la Shoah, la confrontation avec les Britanniques devint inévitable. En 1946, Ben-Gourion assuma la charge du portefeuille de la défense à l'exécutif de l'Agence juive et mena la lutte contre les Britanniques - défiant le blocus instauré par eux pour empêcher une immigration juive d'envergure, intensifiant les activités de peuplement et, par la suite, remettant en question l'autorité britannique.

La détérioration de la situation conduisit la Grande-Bretagne à porter la question de la Palestine devant les Nations unies - une démarche qui culmina le 29 novembre 1947 avec le plan de partage de l'Assemblée générale de l'ONU. Le 14 mai 1948, veille de l'expiration du Mandat britannique, Ben-Gourion - alors à la tête du gouvernement provisoire - proclama la création de l'Etat d'Israël. cliquez ici

Ben-Gourion dirigea et assura le passage d'une force militaire clandestine en une armée régulière, démantelant les groupes armés politisés existant avant la création de l'Etat pour constituer une armée unie, apolitique - les Forces de défense d'Israël. Sa direction militaire consista en un rare mélange de pragmatisme et d'esprit visionnaire. Sa détermination fière, audacieuse et résolue, son organisation dynamique et ses actions, liées à une foi profonde et quasi-mystique dans la jeunesse israélienne, jouèrent un rôle décisif dans la conduite de la guerre d'Indépendance et ses conséquences. Israël sortit victorieux de la guerre mais paya un prix terrible : 6 373 tués, soit près de 1 % de la population.

Durant les cinq premières années de l'Etat, en tant que premier ministre, la direction énergique et charismatique de Ben-Gourion permit une immigration de masse qui doubla la population en quatre ans ; il affecta la majeure partie des ressources limitées de la nouvelle nation à l'intégration des immigrants tout en assurant l'avenir des régions isolées par la création de nouvelles localités. Il institua également un système d'écoles publiques. En tant que ministre de la défense, il façonna le caractère et la structure de l'armée.
Sur les questions internationales, Ben-Gourion exposa sa carrière politique pour contraindre la nation à l'approbation de l'accord hautement controversé signé avec l'Allemagne de l'Ouest concernant les réparations. Il conduisit le pays à adopter une orientation pro-occidentale - évolution stratégique qui prépara l'alliance avec la France et le Royaume-Uni dans les années 1950 et 1960, consolidant la position d'Israël dans les domaines diplomatique, économique et militaire.

Au cours des années 1960, Ben-Gourion demeura la personnalité dominante de la vie publique en Israël, en tant que premier ministre et/ou ministre de la défense. Même durant deux brèves périodes durant lesquelles il se retira de la vie politique active, dans les coulisses, son influence demeura écrasante. En 1953, épuisé par des années d'un intense service public, Ben-Gourion démissionna du gouvernement, choisissant de s'installer dans le kibboutz Sdé Boker dans le Néguev - pour donner l'exemple à la jeunesse israélienne. Avec son ton bourru si caractéristique et sa façon dogmatique, il réprimanda son équipe qui avait les larmes aux yeux : "Au lieu de pleurer, vous feriez mieux de venir avec moi !"

Deux ans plus tard, il retournait à la vie politique en tant que ministre de la défense, après le "raté" des services de renseignement ("l'Affaire Lavon"). Après les élections de 1955, il redevint premier ministre. Réévaluant la politique militaire, il se fit l'avocat de ripostes plus résolues contre les terroristes qui franchissaient les frontières et adopta une stratégie fondée sur une étroite coopération avec la France, qui dura plus d'une décennie. La campagne du Sinaï de 1956 - en dépit du retrait israélien du Sinaï par suite des pressions internationales - amena l'arrêt des actes de sabotage et des attentats terroristes perpétrés contre les localités du sud, et mit fin au blocus illégal imposé par les Egyptiens aux navires israéliens dans la mer Rouge.

La personnalité complexe de Ben-Gourion associait une realpolitik prophétique et des vues plus que simplistes. En 1952, en visite dans le Néguev, il demanda à un officier du génie s'il serait possible de remplir d'eau le cratère de Ramon - une gigantesque formation rocheuse naturelle dans le désert du Néguev... Mais, en 1947, il avait fait pression pour l'achat d'armement lourd - artillerie et aviation - quand d'autres pensaient en termes d'infanterie légère.

En 1963, Ben-Gourion démissionna une fois de plus du gouvernement pour protester contre les aspects moraux de "l'Affaire Lavon". En 1965, il soutint une réforme électorale et la formation d'une nouveau parti politique, le Rafi. Les deux initiatives s'avérèrent impuissantes à le ramener au pouvoir. Ben-Gourion demeura membre de la Knesset jusqu'à son retrait de la vie publique en 1970, à l'âge de 84 ans.

Ben-Gourion, l'une des personnalités les plus influentes du sionisme moderne, est mort en 1973 et est enterré à Sdé Boker.

Source : Site du Ministere des Affaires etrangeres d'Israel

   
Enterrement de David Ben Gourion et à droite sa tombe à Sdé Boker

   
 

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