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Claire Dana Picard
mardi 25 avril 2006 - 17:33
Le
régime nazi, dirigé par Hitler,
voulait exterminer le peuple juif et pour parvenir
à ses fins, il a commis des atrocités
innommables et a massacré six millions
des nôtres. En instituant la Marche des
Vivants, à la place de la Marche de la
Mort des rescapés des camps de concentration
d’Auschwitz en janvier 1945, les initiateurs
ont tenu à marquer le renouveau du peuple
juif qui, malgré les terribles sévices
qu’il a subis, a relevé la tête
pour reprendre vie avec espoir et courage.
La
première Marche des Vivants a été
organisée en 1988 pour apporter notamment
une réponse aux négationnistes
qui entamaient alors une campagne de propagande
visant à nier l’existence de la
Shoah.
Cette
année, plus de huit mille jeunes, venus
d’une cinquantaine de pays, dont le Maroc,
Cuba et le Kazakhstan, ont participé
à cette Marche solennelle qui a débuté
à 16h30, heure israélienne. Ils
ont parcouru les quatre kilomètres qui
séparent le camp de concentration d’Auschwitz
de celui de Birkenau avant d’assister
à la cérémonie devant les
fours crématoires, en présence
du député Shimon Pérès,
du ministre Avraham Hirschsohn et du rabbin
Israël Méir Lau, ancien grand rabbin
d’Israël et rescapé de la
Shoah.
Près
de 2000 jeunes non juifs, polonais pour la plupart,
ont tenu à se joindre à cette
procession afin de marquer leur solidarité
avec le peuple juif qui a subi, lors de la Deuxième
Guerre mondiale, l’une des plus grandes
tragédies de son histoire.
Le
ministre Avraham Hirschsohn, l’un des
initiateurs de la Marche des Vivants, a pris
la parole à l’issue de la procession,
sur une tribune placée entre les chambres
à gaz d’Auschwitz et de Birkenau.
Il a rappelé qu’il était
important d’enseigner l’histoire
de la Shoah, qu’il ne fallait pas oublier
et qu’il était primordial de lutter
contre l’antisémitisme et le négationnisme.
Le
vice-président du parlement polonais
a pris ensuite la parole pour exprimer sa solidarité
en soulignant la sympathie d'une partie de la
jeunesse de son pays. Il a ensuite évoqué
les bonnes relations diplomatiques instaurées
entre la Pologne et Israël et a souligné
qu’il représentait personnellement
la nouvelle génération de la Pologne
qui avait su instituer la démocratie
dans le pays.
L’ancien
grand rabbin d’Israël, actuellement
à la tête du rabbinat de Tel Aviv,
a ensuite prononcé un discours magistral,
sans notes. Le rabbin Israël Meïr
Lau a rappelé qu’Hitler s’était
fixé comme objectif d’éliminer
tout le peuple juif. Il a souligné que
les intentions d’Hitler, pourtant clairement
exprimées dans son livre Mein Kampf,
n’avaient pas été prises
au sérieux. Le rav Lau a mis en garde
contre des propos semblables tenus aujourd’hui
par le président iranien ou par Ben Laden.
Il a finalement loué l’existence
de l’Etat d’Israël et a invité
les touristes juifs à "embrasser
la terre" lors de leur prochaine visite
dans le pays, en signe de reconnaissance.
Le
député Shimon Pérès
a pris place ensuite à la tribune pour
s'exprimer à son tour devant l'assistance
nombreuse. Il a rappelé l’histoire
de la création d’Israël qui
devait accueillir les rescapés de la
Shoah, relatant notamment le vote de l'Onu en
1947 et l'hostilité des Arabes qui ont
immédiatement attaqué le jeune
Etat. Il a ajouté que les Juifs ne devaient
plus jamais être faibles, soulignant notamment
le courage des soldats de Tsahal prêts
à sacrifier leur vie pour la défense
du pays, et précisant qu’Israël
avait "une armée excellente".
Pérès a ensuite rappelé
les menaces actuelles et les propos négationnistes
du président iranien et a affirmé
qu’Israël avait le droit d’exister.
"La différence entre l’époque
de la Shoah et aujourd’hui, c’est
que nous avons un Etat et que nous pouvons nous
défendre", a-t-il conclu.
Après
les discours, six personnes ont allumé
les flambeaux en souvenir des six millions de
Juifs massacrés par les Nazis pendant
la Shoah.
Source
: site
Aroutz 7
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